mardi 3 juin 2014

Fermeture de la sous préfecture


Je viens de recevoir comme tout un chacun un tract format A3 de la COMCOM appelant à une manifestation en faveur du maintien de la sous préfecture à Guebwiller.

Quand on y regarde bien cette manifestation « Oui à la réforme, non à la fermeture de Guebwiller » est d'abord une mobilisation pour dénoncer la méthode du fait accompli de l’État.
Ainsi Marc Jung dans une récente édition de l'Alsace : « Nous ne nous insurgeons pas contre la réforme des services de l’État, qui est une nécessité. Nous dénonçons un projet qui a été mené sans concertation ni analyses objectives ». « Les élus n’ont à aucun moment été consultés. C’est inacceptable ! » poursuit-il.

Les préfectures et les sous préfectures font partie du paysage historique de notre République. Imaginé par Napoléon pour assurer la présence de l'Etat dans tout le pays, le réseau des sous préfecture a été rendu particulièrement dense dans notre région du temps du Reichlsland, on comprend bien pourquoi.

Il est normal que l'Etat gère ses structures en fonction des ses analyses politiques, de ses priorités, de la recherche d'une bonne gestion de ses personnels, des services qu'il entend rendre aux populations. On peut aussi comprendre que l'ensemble puisse également évoluer en fonction des évolutions technologiques et sociétales. Ainsi les nouveaux moyens de communication, de déplacements, les nombreux services pouvant être rendus via internet, la redéfinition des compétences et attributions entre les différents niveaux, départements, régions, national…
Que l'on cherche aussi à adapter au mieux les moyens aux besoins n'est que nécessaire souci de bonne et saine gestion.

Clairement dit qu'il n'y ait plus qu'un sous préfet pour les arrondissements de Guebwiller et de Thann ne me choque pas outre mesure. Que les services de l’État disparaissent par contre totalement de Guebwiller serait absolument inadmissible. J'ai bien compris qu'il ne s'agit pas de cela et que le Ministère de l'Intérieur envisage le maintien d'une présence de l’État à Guebwiller sous la forme d'une antenne de la préfecture.

C'est la définition des nouvelles vocations, de l'ampleur et des caractéristiques de cette nouvelle structure administrative de l’État qui doivent être expliqués voire négociés avec les élus qui sont des gens raisonnables et capables de comprendre ! Il s'agira de donner du sens à ce nouveau service de proximité de l'État pour la population et les élus. 

Il est vrai que l’État a en cette affaire sans doute été quelque peu cavalier et que sa tendance habituelle est encore trop souvent de décider à Paris pour appliquer en province.
J'en sais quelque chose sur l'un ou l'autre dossier. Je pense en particulier à celui de la fermeture du commissariat qui m'a quand même permis de faire entendre ma voix en me rendant au Ministère de l'Intérieur et négocier le principe d'une brigade autonome de gendarmerie de 28 militaires ouverte 7/7 jours et 365 jours par an. A la satisfaction générale. Et ce n'était aucunement acquis d'avance. Preuve en est qu'un élu local motivé peut arriver à infléchir des décisions simplement techniques et arithmétiques.

Par les temps qui courent pouvons-nous encore avoir une grande sous-préfecture ? La réponse coule de source.
Alors Thann ou Guebwiller ? Je plaiderai naturellement pour Guebwiller comme résidence du sous -préfet avec quoi qu'il arrive des services administratifs pertinents accessibles au public.
La marge de manœuvre et de négociations des élus est sans doute étroite mais elle existe.


DR

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