vendredi 11 décembre 2015

La leçon Masseret




  Dimanche prochain pour beaucoup le choix va être difficile. A commencer par tous ceux qui ne partagent pas la vision de l'Alsace qui est celle de la majorité conservatrice au pouvoir comme de toute éternité.

  Le «front républicain» qui n'est que l'appellation pompeuse d'un retrait, d'un désistement c’est-à-dire une forme de démission se perpétue depuis au moins 2002.
Cette date est pour moi emblématique. J'ai voté Jacques CHIRAC en 2002 alors que je militais au Parti Socialiste pour empêcher que JM Le PEN soit élu. J'ai suivi loyalement les consignes de mon parti pour faire front devant la « bête immonde ». 
En réalité CHIRAC plébiscité, n'a en rien infléchi ses comportements politiques. Rien n'a changé à l'exception des scores du Front National qui se sont renforcés, consolidés, envolés, d'élection en élection. Et il n'y a en l'état aucune raison pour que cette ascension s'arrête si on s'obstine à continuer dans la même voie. Prochaine échéance2017 ?

  Il en est de même pour la vie politique locale. Maintenant candidat sur la liste RICHERT, le maire de Guebwiller, élu il faut quand même le rappeler de 20 voix et dans le cadre d'une combinaison politicienne contre-nature, avait lui aussi proclamé qu'il tiendrait compte ce faible écart dans la conduite de sa politique. Or qu'en est-il en réalité ?
Tout le monde peut constater qu'il n'en est rien. Absolument rien.
  Les élus de l'opposition ne sont ni informés, ni même invités à toutes les manifestations organisées par la municipalité. Ils sont mis à l'écart sans autre forme de procès. On constate que l'entre-soi et le  copinage s'érigent en système. On observe en outre que la plus grande confusion règne du côté des siens et que de nombreux mécontentements se cristallisent. 

  J'ai travaillé avec Adrien ZELLER et avec Philippe RICHERT. Alors que le premier savait une fois les élections passées dépasser les clivages politiques pour faire preuve d'un pragmatisme positif dans le sens de l'intérêt de la Région, le second restait  toujours très « politique » et avait grand mal à dépasser naturellement et spontanément les positionnements politiques. 

  Les électeurs ne sont pas dupes. Ils acceptent de plus en plus mal les attitudes constantes  des états majors politiques qui paraissent se mouvoir  dans un univers déconnecté des réalités avec comme seules priorités celles de durer et de se maintenir, les yeux actuellement déjà fixés sur l'horizon 2017. 

  Le drame est sans doute que pour manifester leur lassitude, leur mécontentement ils en sont réduits à se tourner vers un parti d'extrême droite qui,  plus que les partis traditionnels,  construit son fonds de commerce sur un déni des réalités plus énorme encore avec des propositions qui relèvent d'impostures et d'illusions avérées. Dans le fond personne n'est dupe mais beaucoup ne veulent plus entendre la raison qui leur a été promise tant et tant de fois en vain.

  En ALCA les dirigeants politiques nationaux proposent un « front républicain » aux uns, rien aux autres.  Pour la Nième fois ils nous diront sans doute dimanche soir qu'ils ont compris le message des électeurs. Jusqu'à la prochaine fois !

JP MASSERET n'entre pas dans cette logique. Il voit clair en invitant concrètement chacun d'entre nous à refuser les faux-fuyants. Il ne nous invite pas à nous retirer c’est-à-dire à renoncer. Il nous invite à combattre.
Enfin.

DR







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