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mercredi 30 juillet 2014

Merci Monsieur le député.


La lettre du député CHRIST adressée au maire de Guebwiller fait l'effet d'un coup de tonnerre. Elle est juste, tout à fait perspicace  et  rejoint exactement les analyses de mon post du 29 juin Cuisines électorales. Elle est aussi cruelle et assassine.

Je comprends que l'UMP soit irritée, et plus que cela sans doute, de voir l'un de ses adhérents élu grâce à son soutien, qui a intégré des conseillers de sa liste UMP dans sa majorité  municipale …  trahir de façon aussi cinglante en soutenant un candidat UDI. De voir échouer aussi rapidement et  spectaculairement la manœuvre artificielle de «fusion» des listes  destinée à me battre. 
Dans le petit jeu du « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette » l'UMP a été  littéralement   flouée comme l'ont été les électeurs qui ont cru en la sincérité du candidat KLEITZ qui révèle chaque jour davantage  son tempérament dissimulateur et manoeuvrier. 

M CHRIST livre ses réflexions et prodigue ses remarques. En réalité il fait la leçon à M KLEITZ.  Et cela  sonne comme une mise en demeure.

A travers le portrait et le parcours politique qu'il dresse de Jean-Marie BOCKEL, M CHRIST prodigue d'abord à F KLEITZ une leçon d'éthique politique. M BOCKEL est de tous les coups. Son parti la Gauche Moderne est maintenant à l’UDI et ses adversaires d’antan sont ses amis du moment. Il est l'exemple même de cette relation infernale qui existe parfois entre la  politique et l'éthique.

M  CHRIST rappelle aussi  l'aspect «hâtif», voire prématuré de la candidature KLEITZ au poste de sénateur. Qu'il apprenne donc d'abord son métier de maire ! Il a sans doute  beaucoup à apprendre sur ce sujet quand on voit la manière désastreuse avec laquelle il gère notre ville depuis 5 mois, tous ses loupés, tous les camouflets qu'il essuie, son absence quasi totale de travail à la COMCOM … 

 Son bilan est déjà catastrophique pour une période qu'on appelle généralement celle de «l'état de grâce». Que se passera-t-il quand viendront maintenant très vite les moments des décisions difficiles ?

 Pour exorciser le maléfice, M CHRIST invite le maire de Guebwiller à «s'asseoir» pour ne pas faire partie de «ces  élus qui n'ont pas brillé par leur réussite» et «qui ne manquent malheureusement pas dans notre département» ( Allons, allons Monsieur le député ! ).
Il parle aussi du respect dû aux électeurs.  
Sage conseil  et sages perspectives..

Mais quand on a vu l'importance que  M KLEITZ attachait à l'aspect indemnitaire dans ses fonctions de maire, qui peut un seul instant penser que s'il était élu sénateur il continuerait de rester maire de la ville? 

Le courrier de M CHRIST est salutaire en ce sens qu'il dénonce, publiquement et officiellement, les manœuvres de M KLEITZ pour s'assurer une existence politique. Il y a fort à craindre que ce dernier en soit déjà au stade de sa survie politique … Et cela n'arrangera pas les affaires de la Ville.

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La lettre du député CHRIST dans son intégralité :


Monsieur le Maire,
Je viens de découvrir avec surprise que tu étais présent sur la liste sénatoriale conduite par Jean-Marie BOCKEL.
Cette candidature a en effet de quoi étonner pour un « indépendant du centre droit », élu sous cette bannière, quand on se rappelle qu’il y a 10 ans encore, Monsieur BOCKEL fustigeait sans retenue la droite et le centre, sous les couleurs du Parti Socialiste.
Monsieur BOCKEL fait partie de ces professionnels de la politique, qui retournent allègrement leur veste, au gré du vent. Tour à tour PS, puis Gauche moderne, puis UDI, on ne sait plus trop où se situe aujourd’hui cet ovni de la politique. Il est d’ailleurs considéré par ses anciens amis politiques, comme un « social traître ». De fait, quelle crédibilité accorder à un homme politique, dont les ambitions servent plus son ego que ses convictions ?
Ta candidature peut encore interpeller par son côté hâtif. La loi organique n°2014-125 du 14 février 2014, interdisant le cumul des fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, ne te permettra pas en effet, si tu devenais sénateur, de rester Maire de Guebwiller. Ce serait dès lors faire peu de cas de la confiance que les électeurs de ta ville ont placée en toi, lors du dernier scrutin municipal.
Par ailleurs, les élus qui ont cherché à enchaîner les mandats, sans avoir pris le temps de « s’asseoir » dans leurs premières responsabilités électives, n’ont pas brillé par leur réussite et les exemples ne manquent malheureusement pas dans notre département.
Je tenais à te livrer ma réflexion sur ce que m’a inspiré ta candidature derrière un homme, dont le parcours ne constitue pas, à l’évidence, un modèle d’éthique politique.
Je te prie de croire en l’expression de mes sentiments les meilleurs.


Jean-Louis CHRIST



mardi 29 juillet 2014

Affichages et réalités




En passant l'autre jour devant l'école Freyhof j'ai découvert le panneau LIBERTE EGALITE FRATERNITE et le drapeau tricolore  rendus obligatoires sur son fronton comme sur celui de chaque école de France par la loi votée à l'unanimité du parlement sur proposition de M PEILLON.

Est-il besoin de préciser que je me réjouis d'un tel affichage et d'une telle unanimité politique rappelant les principes et les symboles qui sont les fondements de notre vivre ensemble et de notre République ?

Symboles visibles, rappels et signaux pour tous les citoyens et aussi les responsables politiques en particulier locaux dont les maires. Ils sont comme l'OEIL de La conscience de l'immense HUGO.

Je souris bien sûr en constatant qu'au même instant où  la loi obligeait les communes à procéder à cet affichage, le maire faisait disparaître en catimini les parrainages civils dont j'avais instauré la possibilité ( voir ici même mon texte du 25 juin ). 
J'ai adoré les explications données publiquement : «cela remonte à ROBESPIERRE et c'est idéologique … il y a d'autres priorités».  
Dois-je rappeler que la République  remonte elle aussi à ROBESPIERRE, qu'elle est bien elle aussi  un choix politique et idéologique? Qu'elle est même sans doute une priorité.
Dois-je expliquer que les décisions qu'un maire est amené à prendre sont AUSSI et TOUJOURS  politiques et idéologiques ? 
 Et même sans doute celles prises par un candidat «sans étiquette» qui ne fait «bien sûr pas de politique » même s'il se positionne au centre-droit, s'il a adhéré en catimini à l'UMP et s'il soutient un candidat UDI aux prochaines élections sénatoriales ?

Mais l'essentiel n'est pas là.

 Ces repères républicains renvoient explicitement à la Constitution de 1958 dont le préambule dispose 

« Le peuple français proclame solennellement son attachement aux Droits de l'homme et aux principes de la souveraineté nationale tels qu'ils ont été définis par la Déclaration de 1789, confirmée et complétée par le préambule de la Constitution de 1946, ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de l'environnement de 2004. »

Son article premier :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. »

Et son article 2

« L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
L'hymne national est « La Marseillaise ».
La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité. 


Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. » 

 
Sans entrer ici dans tous les détails je retiens que si notre République est bien sûr «laïque» et respectueuse de «toutes les croyances», elle est aussi«sociale». J'ai bien compris que si l'«Egalité » dont il est question ici est énoncée formellement  en termes de droit elle l'est aussi sans doute plus largement dans tous les actes politiques de la vie quotidienne toujours faits « pour le peuple ».

La Révolution française c'était avant tout  la fin des privilèges !

J'attends de l'actuelle municipalité  une politique «sociale»,« laïque » et « prioritairement et égalitairement» au service de tous et non à celui de quelques uns, qu'ils soient tiers, affidés, redevables,  lobbyistes ou groupes de pression divers… 
La municipalité aura des comptes à rendre en ces domaines. Qu' elle n'en doute pas.

Or je vois, au bout de quelques semaines à peine, déjà des indices qui posent problèmes.



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lundi 14 juillet 2014

« Les rois sont nus » ou la lente agonie des partis politiques.



Le sentiment de défiance des Français envers les partis est actuellement tel qu’on peut légitimement se poser la question : les partis politiques servent-ils encore à quelque chose ?
Les partis politiques étaient jadis l’expression de sensibilités sociales, une manière aussi pour « le peuple » de se faire entendre en étant représenté. C’est par eux que transitaient en particulier les aspirations et les revendications de la population. Les élus avaient une légitimité reconnue et cela fonctionnait  quand il était question de grands choix politiques ( République , Monarchie …)   et que l’Etat pouvait redistribuer des richesses.
Avec la mondialisation économique et surtout  financière cette logique traditionnelle est balayée inéluctablement et les partis politiques se retrouvent souvent complètement désemparés, impuissants, comme déconnectés du monde réel.  Ils  en deviennent  transparents, vides de sens et désertés par les forces vives d’un pays. Au mieux ils « communiquent » et assurent un certain spectacle convenu!
Les lieux et forces de décision sont ailleurs !
Que se greffent là-dessus des conflits et des querelles d’égos et d’ambitions personnelles à tout va de certains dirigeants …et voilà la petite musique du « tous pourris». 
La crise actuelle de l’UMP  est surtout celle de quelques leaders qui ne pensent qu’à la prochaine présidentielle, et l’effondrement du Parti Socialiste n’intéresse dans le fond que les députés qui craignent pour leur réélection.
Il y a toujours eu des affaires et des scandales en politique. Ce constat est historique, international, on parlait de transgression. Aujourd’hui, ils sont perçus comme une finalité. Le combat politique n’est pas angélisme. Il n’est mené que par des hommes et par des femmes avec ce qu’ils ont de  limites.
 Faire ce constat  ce n’est pas se résigner, ce n’est pas accepter. C’est  combattre, c’est comme Sisyphe remonter son rocher encore, et encore…parce que sans doute « rien n’est jamais acquis ».
Et puis la crise de confiance envers les politiques est sans doute aussi et surtout une crise de confiance envers les élites, toutes les élites, celles des institutions politiques nationales et internationales, celles des medias, des grandes entreprises, des institutions financières, celles auxquelles  le libéralisme incontrôlé dans sa fuite en avant donne le pouvoir.
Les fossés ne sont pas seulement entre politique et non-politique, mais entre citoyens, ceux  qui voyagent en classe économique ou qui restent au sol et ceux qui voyagent en classe Affaires, en Hôtels de Luxe aux frais des sociétés qui les emploient , qui vivent dans des quartiers privés et protégés…
 Dans le fond il y a le proche « celui auquel je peux m’adresser » et l’éloigné « celui à qui je ne peux pas m’adresser ».
S’ajoutent à cela les jugements négatifs portés  sur les résultats des politiques menées, les sentiments des citoyens que leurs conditions matérielles d’existence ne s’améliorent pas, voire empirent, à tort ou à raison…Le manque de courage aussi, les promesses, les comportements démagogiques de certains  responsable !
Pour autant une démocratie sans partis politiques paraît être une aberration et la démocratie directe une utopie dangereuse. 
On sait que toute démocratie  repose sur 3 pôles incontournables.
- L’Etat avec toutes ses structures au service de l’intérêt général
- Les medias
-Les lieux, les moments et les structures de représentations des citoyens. Et le parti politique est l’une de ces structures.
Il s’agira rien que moins que  de réinventer des partis permettant à la population de formuler des choix, de renouveler ses élites, de décider de son destin, indépendamment des lobbies. Un parti politique est tout le contraire d’un lobby.
Cela passera par une refondation de la politique et suppose de profondes transformations. Il est évident pour moi que les partis politiques actuels ne sont plus adaptés à la société et à l’économie  actuelles quand on constate que la plupart des décisions sont prises hors du contexte national. Il s’agira par exemple de créer des formations politiques élargies aux autres pays ou d’imaginer des formules plus novatrices encore. Le pluralisme au niveau national n’est à l’évidence plus pertinent.
Le chantier est immense. Il est primordial.

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mercredi 2 juillet 2014

Sur des pensers antiques faisons des vers nouveaux…

M MECHLER a mis à profit la Newsletter du Service Culturel pour faire connaître à tous les grandes lignes de sa politique culturelle . Il aurait mieux fait de s’abstenir. Il mélange une fois de plus les genres.
J’espère qu’elle est bien partagée par toute la municipalité.

Je me réjouis de voir Mme DEHESTRU être sans doute solidaire de la collaboration avec les DHA, elle qui a toujours voté contre par le passé. Je me réjouis de voir la municipalité de M KLEITZ inscrire la « Culture dans l’urbanisme » et  « Miser sur l’avenir et l’innovation ». J’attends de voir où, comment  et en quoi. Je note aussi  l’absence de l’évocation du centre culturel alternatif annoncé en son temps.

Tout le monde pourra aussi   constater que celui qui se pique de Culture manque de style. Le texte de Monsieur MECHLER est en effet mal écrit, comporte de nombreux passages incorrects , charabiesques, et même une belle faute d’orthographe. 

Sur le fond on voit encore que sa réflexion sur ce que peut être la Culture est tout à fait approximative. 

Entre  banalités et  lieux communs…

Je suis curieux d’imaginer par exemple ce que pourrait  être  « une éducation artistique de nos enfants » qui ferait  l’impasse de la dimension culturelle.  Curieux de savoir aussi ce que peut-être «  une politique culturelle équilibrée… qui redonne vie à Guebwiller »..

Je m’amuse de voir M MECHLER  la jouer entre  pseudo branché (  Dumistes, crossover)  et émotionnel (un bel échange fructueux ; un beau et vrai Noël).  
Ce « vrai » Noël est en particulier lourd de sens et révélateur. La commande faite à Monsieur MECHLER est là !

En réalité le projet culturel de M MECHLER, qui essaie fébrilement et formellement de donner le change,  s’inscrit dans une perspective  moralisante, « traditionnelle» voire traditionnaliste qui est à l’opposé de la  politique « sans clivage » « ouverte à tous » annoncée. Elle est de l’ordre de la Restauration pour ne pas dire plus.

Je ne m’amuserai pas au petit jeu de relever tout ce qu’il est bien obligé de reprendre et de poursuivre, à la lettre à défaut de l’esprit, du projet culturel qui était celui de ma municipalité.

Mais je suis scandalisé de le voir ériger en objectif « la diversification de l’animation de la Médiathèque » qui est une entité particulièrement active, imaginative et créative. Ou alors s’agit-il simplement d’un objectif de  reprise en main ? Dans ce cas il faut le dire. 

Je m’amuse quand même de constater que M MECHLER semble ignorer  que l’IEAC est une structure autonome. Nul doute que sa direction, son personnel et tous les membres de l’association apprécieront ses belles intentions pour eux. Mais cela n’est pas surprenant. Je  ne me souviens pas avoir vu M MECHLER à un seul vernissage au Musée ces 6 dernières années.

La « culture de demain » du tandem KLEITZ/MECHLER est bien une culture d’hier voire d’avant-hier. 
Elle n’est qu’un leurre, une  imposture de plus, d’ailleurs reconnus  explicitement  puisqu’elle dépendra «  bien sûr du budget en temps de crise » !

On ne saurait mieux le dire…


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dimanche 29 juin 2014

Cuisines électorales


Je découvre dans la presse la présentation de la liste de JM BOCKEL pour les élections sénatoriales. Je vois que notre maire y figure en troisième position.

Deux réflexions me viennent immédiatement à l’esprit.

- M KLEITZ est élu depuis à peine 3 mois qu’il se présente déjà à une autre élection. Or n’avait-il pas dit et écrit urbi et orbi qu’il entendait se consacrer entièrement à sa ville ? C’était donc encore une simple promesse électorale n’engageant que les crédules ?

Il est vrai que le non cumul des mandats n’est pas la priorité de l’UMP parti auquel  M KLEITZ a adhéré le 25 novembre 2013 en le dissimulant soigneusement, tout au long de sa campagne et même après, en se présentant de façon constante comme « sans étiquette ». Poussant même l’impudence de  publier une « mise au point » vertueuse suite  à un article dans lequel le journaliste parlait du « maire UMP de Guebwiller». 

Pourquoi M KLEITZ se dissimule-t-il donc ainsi ? Par  banale ruse politicienne érigée en système ou a-t-il donc tellement honte d’afficher son appartenance à l’UMP ? Il est vrai que depuis l’affaire Bygmalion …
D’ailleurs l’appartenance à un parti politique est-elle encore d’actualité ? J’aurais l’occasion d’en dire quelques mots à l’occasion.

Quoiqu’il en soit il est clair que pour M KLEITZ Guebwiller n’est pas une priorité et ne l’a jamais été. S’il en fallait une preuve de plus elle est bien là.

- Je n’oublie pas non plus Mme DEHESTRU qui avait fait de l’entrisme auprès de l’UDI nationale en passant par-dessus les instances locales pour obtenir l’investiture parisienne du parti pour les municipales et qui paraît  sur ce coup-là  curieusement hors-jeu. A moins que …
Quant  à Mr BOCKEL dont les revirements et la cuisine électorale sont de notoriété publique …


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jeudi 26 juin 2014

Rétropédalage ?


« Gouverner c’est prévoir » dit le dicton populaire. C’est a minima savoir anticiper et prendre en considération les événements prévus à défaut des imprévus qui s’invitent parfois à  la table.
Chacun sait qu’il y a actuellement une Coupe du Monde de football et chacun peu ou prou s’y intéresse.  L’événement  a même été repris au niveau local par le fameux écran géant qui anime de nombreuses  soirées. L’équipe de France est de la partie et de belle manière. Chacun s’en réjouit.
Or je découvre avec amusement que le prochain match de l’équipe nationale aura lieu le 30 juin à 18 heures soit le même soir que la réunion du Conseil Municipal programmée elle  à 19 heures. Voilà pour le moins un télescopage fâcheux qui aurait sans doute pu être évité avec un minimum de réflexion et de concertation préalables. 
Les édiles studieux en seront donc privés du spectacle du match mais pourront abondamment bénéficier du concert  de trompettes et de coups de klaxons coutumiers pour suivre les péripéties de la rencontre. 
A moins bien sûr de déplacer la séance du Conseil Municipal , d’annuler ce soir-là la retransmission du match sur la façade de la Mairie ou encore de demander à la FIFA de décaler l’horaire de la rencontre.
Quelle que soit l’hypothèse cela ferait sans doute désordre les choses ayant déjà été annoncées dans la presse. Bien que le programme présenté aux riverains n'est plus qu'une boule de papier au fond d'une corbeille.
Encore que vu les compétences déjà avérées de la municipalité en matière de rétropédalage  on ne peut jamais savoir….

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mercredi 25 juin 2014

La politique se vit à visage découvert …






J'aime bien la formule «La République se vit à visage découvert»  rappelant à tous les tenants de notre Loi républicaine face à la montée de certains intégrismes religieux qui méritent d'être combattus. 

J'ai tenu à ce que l'affichette diffusée par le Ministère de l'Intérieur soit affichée et visible en bonne place sur la porte du hall d'entrée de la Mairie comme marqueur républicain de notre vivre ensemble. Elle vient d'en être enlevée il y a quelques jours discrètement, comme en catimini. Je veux croire que ce geste est simplement irréfléchi.


Comme vient de disparaître sur le site de la Ville  l'indication de la possibilité de célébrer des « parrainages civils ou républicains ». Après vérification auprès du service d' Etat Civil, ce qu'on appelle communément le baptême civil n'existe plus à Guebwiller.
Il s'agit cette fois  d'un  geste délibéré fait au nom d'une idéologie dogmatique et rétrograde. Il est proprement irresponsable. Le Maire en sera comptable.

Le rôle d'un Maire est aussi de fédérer,  de donner dans sa cité du lien social sous égide  républicaine. La possibilité et l'invitation  pour TOUS  à construire des citoyens solidaires et unis sous le ciment de la République.

 Je reprends ci dessous une partie du texte de présentation disparu du site de la ville.

« Acte citoyen, le parrainage civil est l’engagement moral des parrain(s) et marraine(s) d’accompagner l’enfant dans les différentes étapes de sa vie et de suppléer les parents en cas de disparition de ces derniers. Il est également destiné à faire entrer l’enfant dans la communauté républicaine et à le faire adhérer de manière symbolique aux valeurs républicaines.

Créé sous la Révolution Française (décret du 20 Prairial, an II – 8 juin 1794), il ne dispose d’aucune valeur juridique, l’engagement des parrain(s) et marraine(s) restant symbolique. Il s’agit néanmoins d’un engagement moral fort, prononcé devant le maire, officier d’état civil. Il ne peut de ce fait avoir une incidence juridique…

 Apprécié de nos jours comme un complément ou une alternative au baptême
religieux, le baptême civil relève d’une démarche personnelle des parents et s’inspire
des principes d’une laïcité moderne : liberté d’opinion et égalité civile des religions... »


Vous trouverez par ailleurs en pièce   jointe le texte intégral de la cérémonie de parrainage civil tel qu'elle se pratiquait lors de ma mandature. On mesurera à quel point cette cérémonie sentait  le souffre et méritait sans doute les feux de l'Enfer ! Sa disparition est d'une  stupidité sans nom.

Dans le cadre de la même cohérence j'avais eu l'honneur dès le début de mon mandat de réaliser une magnifique et émouvante cérémonie au soleil d'un plein jour de juillet pour inaugurer  sur la façade de la Mairie la devise Républicaine LIBERTE EGALITE FRATERNITE qui ne s'y trouvait pas.  

Je suggère à la municipalité de la faire enlever par nuit de mauvaise lune !


Tout cela se tient et est porteur de sens, de mon côté comme de celui de la municipalité actuelle.

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mercredi 18 juin 2014

Tous pour un et chacun pour soi !


Un commerçant bien connu de Guebwiller voulait, et on peut le comprendre, profiter comme il y a 4 ans, du grand écran mis en place par la municipalité à l'occasion de la Coupe du Monde de football pour faire la promotion de son magasin.
Contactant le prestataire de services il apprend que pour ce qui concerne les commerces d'habits une exclusivité a été mise en place par un(e) de ses collègues et concurrent(e). La concurrence a ses règles et elles sont parfois impitoyables !
Or l'heureuse commerçante bénéficiant de l'heureuse exclusivité fait partie de la municipalité.
J'avais bien noté qu'une des priorités de la municipalité était de promouvoir les commerces et j'avais naïvement cru comprendre qu'il s'agissait de tous les commerces, sans exclusivité.
Cet exemple montre en tous cas qu'il y a dans cette opération publicitaire se greffant sur une manifestation organisée par la Mairie apparemment quelques priorités avec autant d'exclusions.

Il y là pour le moins une confusion des genres tout à fait inadmissible et malsaine. Il est même simplement incroyable qu'une telle situation puisse seulement exister.


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samedi 14 juin 2014

Droit de réponse

Voici dans son intégralité ma réponse à l'article paru dans le journal l'Alsace du 13 juin dernier sur la manifestation des parents d'élèves de l'école Freyhof.


« Je découvre votre article relatif au mécontentement des parents de l'Ecole Freyhof. Mme DEHESTRU ment quand elle dit que le projet d'organisation des rythmes scolaires que mon excellente adjointe V JANNEST avait préparé, en concertation avec les enseignants et les parents et validation par l'Inspection Académique, était une « promesse électorale … inapplicable ». Je m'inscris en faux contre ces affirmations. A aucun moment je n'ai parlé de rythmes scolaires lors de ma campagne pour les municipales à la différence de Mme DEHESTRU qui en avait fait un thème de sa propre campagne. Le projet était prêt et parfaitement applicable aussi bien au niveau du coût que celui de la gestion. En réalité Mme DEHESTRU s'est elle-même mise en grande difficulté par ses initiatives intempestives.

Tout le monde peut voir par cet exemple à quel point la liste de fusion de M KLEITZ n'est qu'un leurre qui ne fonctionne déjà pas. Comme sur la question de la Fête de la Musique et de ses horaires où la municipalité prend des initiatives contradictoires et donne la fâcheuse impression de se noyer dans un verre d'eau.»


Denis Rebmann

vendredi 13 juin 2014

A Hue et à Dia !

Il ne se passe pas un jour pour qui observe les choses où on ne constate qu'entre ce que la nouvelle municipalité prévoit, ce qu'elle annonce et ce qu'elle fait finalement les écarts sont grands et même souvent de l'ordre du grand écart. On annonce, on rectifie, on dément … et finalement on ne fait pas ce qu'on a dit !

La Fête de la Musique est un exemple qui atteint la caricature. Je n'ai aucun souvenir du moindre problème pendant les 6 années de mon mandat. Cette manifestation se déroulait comme normalement, naturellement. Rien de bien sorcier à en faciliter la mise en place. Cette année on annonce, on avance, on recule, on ajuste, on dément, on communique … que ça en donne le tournis ! Dernière péripétie en date  : la Fête pourra finalement continuer jusqu'à 1 heure du matin.
C'est du moins ce qu'on apprend en consultant la page Face Book de M Kleitz. Je reparlerai un jour ici de cette« démocratie Face Book » !


Pour l'écran géant de la Coupe du Monde les riverains avaient été consultés par un sondage qui avait donné des résultats partagés (!). Terrible cas de figure. Un compromis avait été trouvé avec l'engagement qu'aucun match ne serait programmé après 22 heures.
Or en consultant le programme officiel de la Ville on constate :
- qu'il y a bien des matchs programmés après 22 heures.
- que la Cérémonie d'Ouverture d'hier soir ne prévoyait aucun match et qu'il y en a pourtant eu un, non annoncé, à 22 heures et qui s'est terminé vers minuit.

A la place de ses fameuses «compétences» auto-proclamées durant la campagne électorale, l'action de la municipalité se traduit en réalité par un immense chantier d'improvisations avec, déjà, le non respect d'engagements pris devant la population. Monsieur Kleitz semble bien embarrassé à gérer la complexité des choses ...


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