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samedi 19 septembre 2015

« Cinq fautes zéro » suite ... ou « Quand l'exemple vient d'en haut »



Sur le même thème on trouvera ci-dessous le texte du mail adressé tout récemment à l'ensemble des élus par le Secrétaire Général de la Mairie.


«Mesdames et Messieurs,

Vous avez été destinataires du dossier du conseil municipal du 23 septembre prochain.

J'ai noté avec regret que certains d'entre-vous n'avait pas été destinataires de la date de cette réunion.
Outre le courrier systématique que vous recevrez dorénavant trois semaines avant la date de réunion de chaque conseil, je vous indique d'ores et déjà que les prochains auront lieu les lundi 16 novembre 2015 à 19h00 et jeudi 17 décembre 2015 à 19h00.

Vous aurez également constaté que le tableau du conseil municipal présenté à l'appui du rapport relatif à l'installation d'un nouveau conseiller comportait encore les noms de membres démissionnaires. Ce tableau qui n'avait malheureusement pas été mis à jour depuis avril 2014 n'a pas fait l'objet d'une relecture attentive tant cette possibilité ne nous ait pas effleuré. Vous voudrez bien trouver en pièce jointe le tableau rectifié. »


C'est particulièrement savoureux.

Il est en effet sans doute judicieux de mettre à jour ce fameux tableau où je figure toujours en compagnie d'ailleurs de Bernard Laplagne !

Mais Monsieur le Secrétaire Général devrait surtout commencer par s'appliquer à lui même la « relecture attentive» qu'il préconise.

Il aurait ainsi accordé le verbe «avaient» avec son sujet pluriel «certains» et utilisé l'indicatif mode du fait réel dans le passage «tant cette possibilité ne nous avait pas effleuré».

Allez, encore un petit effort pour la relecture attentive du courrier systématique annoncé. En cas de doute il pourra toujours demander de se faire corriger par un employé municipal, mais çà, c'est une autre histoire !



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jeudi 17 septembre 2015

Cinq fautes zéro !


Le BIENVENUE A Gawiller GUEBWILLER du nouveau site de la Ville a quelque chose de surprenant.

Je n'ai rien contre le dialecte alsacien mais il faut bien reconnaître que ce Gawiller solitaire en tête de gondole a tout de l'acte gratuit, pauvre et artificiel clin d'oeil sans doute à Monsieur Paul FRICK pour services rendus lors de la campagne du candidat. Après le dévastateur A MANN, A WORT … nous voici à GAWILLER ! CQFD.


J'ai surtout envie de dire que pour un site qui veut présenter notre ville et en faire la promotion, la moindre des choses serait de commencer par écrire correctement la langue française.
C'est aussi pour le moins une question de politesse et de respect des lecteurs.

Sans parler des solécismes, barbarismes, incorrections et maladresses stylistiques diverses et à se cantonner aux seules fautes d'orthographe (d'usage et d'accord) on voit les « perles » s'accumuler.

Petit florilège non exhaustif :

« découvrez et essayer gratuitement »
« on été mis en place »
« les étales »
« la compagnie … présentent »
« les scénettes »
« n'oubliez pas vos tabliers ... ça tâche ! »
avec aussi des « guebwillerois » qui deviennent des « Guebwillérois  sans parler des multiples « évènements » qui s'emmêlent les accents.

C'est du niveau d'une dictée du certificat d'études de jadis et chacun pourra s'amuser au gré de ses propres découvertes.

Bref une fois de plus tout cela laisse songeur.

Mais ne soyons pas bégueule : le site a au moins le mérite de présenter dans son trombinoscope la photo de l'adjoint OBER qui faisait jusque là cruellement défaut.
On est aussi rassuré d'apprendre que « Toute personne quelle que soit sa nationalité peut accéder gratuitement aux archives communicables » de la Ville. Ouf !


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mardi 30 juin 2015

Les sous doués en vacances


« La folie des grandeurs ? » titrait récemment le journal l'Alsace relativement à une nouvelle initiative de la municipalité  Le point d'interrogation n'enlèvant rien à l'aspect assassin du titre.

Après Gérard OURY je pense inévitablement à Claude ZIDI tant avec mon successeur les choses se ressemblent et se suivent.

La dernière fantaisie en date me révolte et m'indigne particulièrement.

Il s'agit du marché du périscolaire qui vient d'être lancé par le ville le 15 juin avec demande de retours pour le 3 juillet pour une rentrée des classes en septembre !

Il s'agit d'une question importante pour le bon fonctionnement des activités périscolaires organisées par la ville. Importante aussi financièrement : de l'ordre de 1 million d'euros sur 3 ans.
Tellement importante sans doute aux yeux de la municipalité qu'elle attend le 15 juin pour lancer les appels d'offre, en laissant aux soumissionnaires un délai de 15 jours pour répondre et autant aux services municipaux pour procéder aux compléments d'information toujours nécessaires pour fluidifier un dossier et permettre à un maximum d'associations et d'organismes de faire leurs propositions de façon réfléchie.
C'est se moquer du monde et faire peu de cas des procédures administratives ayant pour vocation d'assurer en particulier l'égalité du traitement de tous et faire rempart à l'arbitraire et au fait du prince.

La municipalité avait un an pour préparer sérieusement et sereinement ce dossier. Elle ne l'a pas fait, elle n'a pas voulu, elle n'a pas su le faire.

Je rappelle pourtant qu'outre le maire responsable, nous avons un DGS chargé du suivi et du bon fonctionnement des services, une adjointe «chargée des affaires scolaires et périscolaires» et une conseillère municipale exclusivement «déléguée à la petite enfance».
M LEVI-TOPAL s'est, entre autres, déjà signalé par une risible note de service relative aux vêtements des fonctionnaires municipaux et une désastreuse interview à la presse relative au Musée DECK. Le voilà une nouvelle fois pris en défaut.
Quant à Mme DEHESTRU qui donne des leçons à toute la terre elle révèle sa légèreté et son insouciance dans le suivi des affaires dont elle a pourtant explicitement la charge. Qu'arrivera t-il si le marché n'est pas attribué ?

Amateurisme, incompétence, légèreté. Je veux encore croire qu'il ne s'agit que de cela…

Le service des marchés publics existe au sein dela mairie. Je l'ai mis en place. Il est particulièrement efficace et professionnel. Je ne peux imaginer qu'il n'ait ni informé ni alerté.
M KLEITZ serait particulièrement mal venu d'essayer de lui faire porter son propre chapeau comme il l'a fait récemment en se défaussant publiquement sur les fonctionnaires municipaux.


Jour après jour la municipalité et sa politique détruisent les services municipaux et la ville.
C'est d'une grande tristesse. Je le dis avec gravité.

Après avoir été candidat aux élections sénatoriales il se raconte qu'il figurera sur la liste UDI-UMP aux prochaines élections régionales. Je ne peux m'empêcher de voir là une nouvelle tentative de fuite d'une situation qui lui échappe et dont il est seul responsable.



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mardi 23 juin 2015

A propos du Musée DECK.


Je lis avec stupeur l'article de l'Alsace consacré ce mardi au Musée DECK où on peut voir le DGS M LEVI-TOPAL et l'adjoint chargé des travaux faire la leçon et surtout montrer leur grande ignorance de ce qu'est en réalité le musée dans ses spécificités, son histoire et son développement. Je suis surpris aussi de ne pas voir apparaître dans l'exercice l'adjoint chargé de la Culture  sans doute occupé ailleurs.

M LEVI-TOPAL veut donc balayer les 30 ans d'histoire du musée, construit au fil des ans par les municipalités successives sous l'égide du conservateur Julien Schweizer le père fondateur de la collection Deck.

Je ne peux m'empêcher de percevoir chez les deux une certaine fébrilité et en tous cas une grande méconnaissance des choses. M LEVI-TOPAL arrivé il y a 4 mois, sait déjà tout, se perd en considérations interminables sur tout, et je serais bien curieux de savoir combien de fois M TOGNI a mis les pieds au Musée avant d'être élu.

Les deux savent tout. En réalité ils accumulent les heureuses généralités et étalent leur ignorance. L'étude muséographique existe, il suffit de la lire. 70000 euros pour les fenêtres, c'est faux, les devis existent. Faire un ensemble de services associés : sans doute mais à quel prix ? Avec quel personnel ? Faire appel à des professionnels de la muséographie, construire une nouvelle muséographie sans l'expertise d'un conservateur ? Mais allez donc !

En réalité tout cela n'est qu'un écran de fumée pour essayer de dissimuler la drastique réduction des horaires d'ouverture décidée en mai. Ecran de fumée aussi pour tenter de masquer l'absence actuelle d'un conservateur professionnel chargé de la gestion scientifique des collections, de faire vivre le musée, d'en assurer le développement et accessoirement de remettre en cause la label « Musée de France ».
Et ce n'est pas la constitution à partir de rien d'une association du genre « amis du musée » qui va changer les choses.
Ces messieurs ignorent sans doute que la Société d'Histoire est statutairement déjà une structure dont la vocation est de soutenir le musée.
Quant au recentrage sur la seule collection Deck je rappellerais aux deux que le musée s'appelle «Musée Théodore DECK et des pays du Florival», c'est d'ailleurs écrit sur la porte. Et cela à la demande de Julien Schweizer, qui tenait expressément à ce que figure une section relative à l'histoire locale en particulier industrielle de la ville et de la vallée. Tout comme l'exceptionnelle et unique collection de minéraux du sous-sol.

Que des travaux de rafraîchissement soient nécessaires nul ne le conteste mais pour le reste il faudrait faire preuve d'un peu moins d'amateurisme et d'un peu plus de sérieux au-delà de poncifs.

En réalité cet article n'est ni plus ni moins qu'un nouvel avatar du «système Kleitz» dont plus personne n'est dupe: des semblants d' annonces, des heureuses généralités, des perspectives irréalistes, des détails dans lesquels on se noie et qui finalement détruisent mais de projet réfléchi, construit, point.

Ou alors la rénovation et l'extension du Musée DECK seraient-elles un nouveau projet de «bâtisseur» s'ajoutant aux quelques dizaines d'autres affichés par de la municipalité ?

Ce que décrivent les deux est de l'ordre du leurre, du grand amateurisme qui si cela devait se réaliser serait de l'ordre de la destruction d'un outil d'attractivité prestigieux pour la ville.



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dimanche 31 mai 2015

Seul et dramatiquement isolé


La relation dans la presse de la dernière séance du dernier Conseil de Communauté montre une nouvelle fois des débats tendus voire houleux avec comme d’habitude depuis maintenant plus d'un an le maire de Guebwiller dans un rôle d' acteur principal. Je ne suis pas assuré du tout que la méthode soit la bonne pour faire vivre la Communauté et aussi prendre en compte les intérêts de la ville.

Le premier point de l'ordre du jour concernait la question du maintien ou non de la répartition actuelle du nombre des délégués des différents communes à la CCRG. Le président prévoyait d’augmenter le nombre de sièges pour permettre à certaines communes d’augmenter leur représentation, le nombre de sièges pour Guebwiller restant inchangé. Tout le monde attendait un «signe fort de Guebwiller». En fait il n'en a rien été et les commentaires amers et acerbes relevés par les journalistes montrent que le maire de Guebwiller s'est définitivement isolé au sein de la Communauté.

Un point de non retour a été atteint dont M KLEITZ porte la lourde responsabilité. Cette séance laissera des traces qui risquent d'être indélébiles. Cela n'est pas de bonne politique et c'est toute la ville de Guebwiller qui va en faire les frais.
L'attitude de donneur de leçons de M KLEITZ depuis plus d’un an insupporte tout le monde. Cela est de notoriété publique.
Il a réussi l'exploit de se mettre à dos tous les élus des autres communes et cela de façon définitive.
Guebwiller ne peut plus compter sur lui au niveau de l'intercommunalité. C'est dramatique. Quel nouvel échec cinglant !

J'ai souvent regretté et dénoncé le manque de projet clair pour notre territoire.
Après cette séance je me demande simplement s'il y a encore une intercommunalité tellement l'«esprit» d'intercommunalité fait défaut.


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dimanche 29 mars 2015

A lire


Une défaite de l'intelligence


Dimanche 29 Mars 2015 
Jacques Julliard


Le premier tour des départementales l'a montré : la rediabolisation tentée par Manuel Valls àl'égard du FN a échoué car elle repose sur une analyse erronée du phénomène. Le FN n'estpas un parti fasciste. Lorsque les bobos le traitent de "fasciste", ce sont les ouvriers et les employés français qui se sentent insultés et mis au ban de la nation. Comment en sortir ? En revenant à une analyse rigoureuse de la réalité.

Commençons par dénoncer une escroquerie. Ce n'est pas l'UMP qui est arrivée en tête des départementales dimanche 22 mars, mais la coalition qu'elle a constituée avec l'UDI et le MoDem, c'est-à-dire les centristes. De sorte qu'il est impossible de dire la part qui revient àchacun, et donc de déterminer qui du Front national, avec ses 25 à 26 % des suffrages, ou de l'UMP était dimanche soir le premier parti de France.

Commençons par dénoncer un tour de passe-passe. Les commentateurs ont pris la sale habitude de juger les résultats d'une élection non par rapport à la précédente, comme il serait normal, mais par rapport aux pronostics tirés des sondages. C'est-à-dire du vent. C'est ainsi que le bond en avant du Front national a été escamoté puisqu'on lui promettait un triomphe et que la défaite du PS a été minimisée puisqu'on lui promettait la déroute.Poursuivons en dénonçant une sorte de forfaiture morale : les électeurs ont été bien bons de se déranger pour élire des assemblées départementales dont le premier Ministre, il y a un peu plus d'un an, annonçait la disparition. et dont les pouvoirs n'étaient pas connus au moment même où on les élisait.

Et terminons en soulignant cette réalité cinglante : la gauche, tous groupes et groupuscules confondus, ne représente plus, dans la France de 2015, qu'un gros tiers de l'électorat français. Un tripartisme normal devrait comprendre une gauche, une droite et un centre.
Aujourd'hui, nous avons une gauche, une droite et une extrême droite. Et, plus précisément,une gauche bobo, une droite tradi, une extrême droite prolo.
Dans ces conditions, la stratégie de la division de la gauche, voulue par le Front de gauche,était suicidaire. Et, de plus, artificielle.

Quand l'axe du monde passait à l'intérieur même de la gauche, comme au temps de la guerre froide, et qu'un choix fondamental entre l'économie de marché et le socialisme autoritaire s'imposait dans la moindre élection ; autrement dit, quand les socialistes étaient à l'Ouest et les communistes à l'Est, alors la division avait du sens, et personne n'eût voulu passer par-dessus, quitte à faire gagner la droite.Mais aujourd'hui ? Le seul choix qui demeure est entre le libéralisme pur et le keynésianisme. Il faut en discuter. Mais semblable alternative mérite-t-elle que l'on donne délibérément la victoire à la droite et que l'on fasse la courte échelle au Front national ? Ma réponse est non, mille fois non.

Au-delà de l'objet propre de ces élections - tout le monde se fiche de savoir qui deviendra président du conseil général de son département -, cette nouvelle tripartition politique a d'abord un contenu social. Le divorce entre la gauche et le peuple continue de s'approfondir,comme en témoigne l'effacement des socialistes des lieux mêmes où la classe ouvrière française est née et a vécu. L'exemple du Nord est le plus spectaculaire. Au point qu'il ne s'agit plus de la part des éléments populaires d'un vote sanction, mais d'un vote de désaffiliation. C'est dans le « peuple de gauche » la fin d'une allégeance volontaire - «peuple de gauche » est en train de devenir un oxymore - et dans les appareils de gauche la fin d'une référence idéologique. L'identification des classes populaires au Front national est devenue telle que, lorsque les bobos traitent ce dernier de « fasciste », ce sont les ouvriers et les employés français qui se sentent insultés et mis au ban de la nation.

Comment en sortir ? En revenant à une analyse rigoureuse de la réalité, comme nous l'avait enseigné le marxisme, au lieu de se cantonner, par routine, par conformisme, par paresse d'esprit, aux formules passe-partout de l'éternel anti fascisme. La gauche n'est plus le parti de l'intelligence, voilà la triste vérité.
Dès lors, la rediabolisation tentée par Manuel Valls à l'égard du FN ne pouvait qu'échouer parce qu'elle reposait sur une analyse erronée du phénomène.
Le Front national n'est pas un parti fasciste. Ce disant, on ne cherche pas à réduire la menace qu'il représente, mais on tente de lui opposer la bonne stratégie. Les partis fascistes ou nazis n'ont jamais dissimulé leur nature et leurs intentions parce que, dans les régimes politiques de masse, il est impossible de mentir longtemps à ses propres partisans. La légende d'un Front national clandestinement fasciste, qui se révélerait au dernier moment, est tout simplement absurde. Et interdit de le critiquer pour ce qu'il est : au départ, un petit parti autoritaire et raciste, devenu à cause du malaise grandissant des classes populaires un grand parti populiste, nationaliste, xénophobe et sécuritaire.

Il appartient aux intellectuels et à l'ensemble de la classe opinante de démontrer sans relâche à quelles catastrophes conduiraient les solutions du FN : sortie de l'euro, sortie de l'Europe, fuite en avant budgétaire, appauvrissement général, exacerbation de la concurrence entre salariés, exacerbation des haines sociales. La première règle pour une gauche digne de son passé serait de s'appuyer sur l'intelligence des citoyens au lieu de spéculer sur leurs sentiments irrationnels. Quant aux gouvernants, qu'il soit bien entendu que leur tâche première n'est pas de « combattre » le Front national, mais de le rendre inutile aux yeux de ses partisans. 
C'est une tâche de longue haleine, qui se confond avec la réinvention intellectuelle et morale de la gauche.






jeudi 26 mars 2015

Des nouvelles du Conseil Général





   On pouvait lire hier matin dans les DNA un article fort instructif sous le titre « Conseil Général : cette subvention qui passe mal».

 En résumé une subvention exceptionnelle de 320 000 euros -oui on a bien lu 320000 euros, une paille quoi ! - vient d'être votée par  notre instance départementale. Cette subvention doit servir à couvrir la rupture conventionnelle - c’est-à-dire la séparation à l'amiable - entre le Conseil Général et son directeur du CDMC structure implantée aux Dominicains de Guebwiller. A Guebwiller cela commence à être chose courante. Mais là c'est une autre histoire… 
Cette «rupture conventionnelle» convenue un an avant la date à laquelle le directeur en question aurait pu faire valoir ses droits à la retraite (on appréciera !) fait que c'est le budget du Conseil Général c’est-à-dire nos impôts qui va prendre en charge la mesure dont on aurait sans doute pu faire l'économie au moins en attendant quelques mois.

 Les élus départementaux dont certains se représentent dimanche prochain aux suffrages, ont sans doute voté en bonne connaissance de cause. Ou alors diront-ils qu'ils n'étaient pas au courant ? Entre mensonges, choix délibérés et incompétences. Je serais curieux d'entendre M GRAPPE sur cette question.

 Quoiqu'il en soit cette décision calamiteuse - économies budgétaires d'un côté et parachute doré de l'autre-  ne contribuera sans doute pas à renforcer l'image de la politique et de ceux qui la font. Le risque est grand de pousser dimanche beaucoup de nos concitoyens à l'abstention, au vote nul ou à celui en faveur de formations populistes et irresponsables dont on mesure l'insigne inconsistance et médiocrité à la simple lecture de leurs tracts électoraux…
Il est bien question ici d'argent public et d'intérêt général. Comment ne pas être en effet en colère et se détourner de ces élus qui sont aux affaires dans les faux semblants et l'entre-soi ?


 C’est M DOLFUS directeur des Dominicains de Haute Alsace qui sera en charge de diriger dorénavant et en attendant (?) le CDMC  nous dit-on. Etonnant quand on sait que M DOLFUS a toujours été très critique en parlant du CDMC et de son prédécesseur. On ne peut s'empêcher de penser qu'il y a  anguille sous roche. De quelle espèce, de quelle taille et de quelle grosseur ? On le saura sans doute un jour.

 Le vrai problème est la gestion opaque de ce type de structure. 
Jamais, au grand jamais, durant mon mandat, alors qu'il y a bien un comité de suivi et un rapport d’activité pour ce qui concerne les actions culturelles entreprises, nous n’avons pu connaitre par exemple la grille de salaire des Dominicains de Haute Alsace. Il ne s’agit pas d’émettre des doutes ou de contester par principe mais juste d’être informé, la structure fonctionnant avec de d’argent public.
J'ai toujours soutenu sans ambiguïté et de façon déterminée les DHA qui sont une richesse pour Guebwiller. Mais la plus petite opacité est proprement insupportable et inadmissible en matière de gestion publique.

 Les responsables en charge du bien commun ne peuvent agir sans rendre des comptes et cela à tous les niveaux. Ils doivent être exemplaires comme les élus qui impulsent et contrôlent. Cela paraît être de l'ordre de l'évidence. Mais est-ce bien sûr. Est-ce être naïf que de vouloir le croire et de prétendre travailler dans cet esprit ? 

 Quoiqu'il en soit cette affaire de subvention est détestable pour l'image et la crédibilité de la majorité départementale de droite sortante. On peut toujours penser que la nouvelle majorité aura la volonté de changer les choses et d'apporter dans la gestion départementale clarté et transparence. 
Mais c'est sans doute là que réside la vraie naïveté !


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jeudi 19 mars 2015

Les fourberies d’Alain



Dimanche se déroulera le premier tour des élections départementales. Pour la première fois des binômes permettront une représentation paritaire au sein des assemblées. 
Alain Grappe et sa suppléante Anne Dehestru sont de la partie. Les aveux du Conseiller Général sortant sont limpides  : «il a été forcé», la prétendante menaçant de former un autre binôme. La farce a fonctionné les calculs politiques l’ont emporté.


Scapin : Que voulez-vous ? il y a été poussée par sa destinée
Argante : Ah! ah! voici une raison la plus belle du monde; on n’a quà commettre tous mes crimes imaginables, et dire, pour excuse, qu’on y a été poussé par sa destinée.

Je pense que des voix vont se perdre à Guebwiller du fait de cette alliance non désirée et purement politicienne.

Dans le document distribué dans les boites aux lettres, Alain Grappe se prévaut d’un certain nombre de réalisations. Il n’y a pas grand chose et surtout elles ne sont que le reflet de la politique du Conseil Général et non de son action personnelle au sein de cette assemblée. Il oublie malheureusement de signaler les engagements fermes et non tenus durant son mandat. En voici les principaux :

- Le déménagement de l’IEAC devait être effectif en décembre 2012 : engagement mainte fois rappelé par l'intéressé dans la presse et de vive voix.

- Autre "loupé", la maison de retraite de Guebwiller : engagement du Conseil Général à minima alors que tous les acteurs étaient convaincus de l'importance de la construction d’une nouvelle structure. Seule une réhabilitation légère a été validée, M. Grappe n’a pas réussi à peser sur le dossier.

- Les réhabilitations des rues Deck et De Gaulle sont passées "à la trappe". Alors qu’à peine élu la surface de roulement de la route traversant le village d'Orschwihr a été entièrement refaite... 
Mais Alain Grappe ne pouvait pas soutenir la réalisation de ces travaux à Guebwiller alors qu’un maire d’une autre sensibilité que la sienne était aux affaires.

Alain Grappe a toujours dit qu’il ne faisait pas de politique politicienne, élu il n’a  fait que cela. 
Il est rentré dans le moule de ses collègues du Conseil Général en pratiquant la politique des amis, des petits arrangements.
Il n’a jamais le même discours en privé et en public et  n’est plus à une promesse prés.
Bref il a changé.

Il cumule sans humeur les fonctions comme d’autres me direz vous et cela lui rapporte gros : le pendard de Scapin, par une fourberie, m’a attrapé cinq cents écus.

Ma foi, monsieur, si Scapin vous fourbe, je m’en lave les mains, et vous assure que je n’y trempe en aucune façon.


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mercredi 11 février 2015

A propos d'un 70ème anniversaire


L'adjoint ROST vient d'organiser les cérémonies pour le 70ème anniversaire de la Libération de la Ville. Une commémoration de l'ordre du désastre.

Un lecteur commentant un article de presse qui enfilait avec platitude  les lieux communs et les banalités à l'image de l'indigence de ces «cérémonies» écrivait :
« En réalité c'est parfaitement lamentable et honteux d'avoir fait une manifestation aussi convenue et médiocre de bout en bout. De l'ordre du ZERO absolu. Et en plus un maire absent ! » 
Je souscris entièrement à ce point de vue.

 Ce qui aurait dû être un événement anniversaire d'importance pour Guebwiller est resté  dans le fond un banal et routinier dépôt de gerbes au Monument aux Morts avec un public maigrelet pour une conception et une organisation des choses de l'ordre du mauvais patronage. Du carton d'invitation jusqu'au Vin d'Honneur.
Comme si l'adjoint ROST et la municipalité étaient incapables de sortir intellectuellement des sentiers battus et rebattus. De tels manques d'imagination, d'initiatives dans l'ensemble et dans les détails sont lourdement préoccupants et sont bien les « marqueurs » de cette municipalité. L'adjoint ROST en charge des anciens combattants était pourtant secondé par un conseiller municipal  assurément plus à l'aise à faire le pitre suspendu à un véhicule ex-militaire comme le 14 juillet dernier.

L’absence du maire a été aussi remarquée. Cela peut sans doute arriver pour certains cas impératifs ou de force majeure . Son absence au dernier Conseil de Communauté avait déjà suscité l'étonnement.

 A chacun ses priorités.

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mardi 20 janvier 2015

Laïcité


Nous avons tous été choqués et profondément  meurtris par les actions terroristes qui viennent de  frapper notre pays.

 Et il a été réjouissant de voir se dresser  face à l'ignoble un élan fondateur, comme la renaissance d'un Espoir collectif auquel beaucoup ne voulaient plus croire. 
Notre République est restée debout et de quelle manière ! Elle a su  faire face, en masse, comme jamais et de façon exemplaire pour elle-même et aux yeux du Monde, pour dire autour de ses dirigeants, de ses forces vives, intellectuelles, politiques, religieuses, professionnelles, associatives et individuelles … de quel bois elle était faite.    

A Guebwiller ce sont plus de 1000 personnes qui se sont retrouvées pour un rassemblement citoyen d'une dignité et d'une détermination forte et paisible. Exemplaire.
La municipalité ayant finalement appelé à la manifestation de 15 heures après avoir fort opportunément, après quelques interventions quand même, renoncé à « la sienne » qu'il avait  initialement envisagée pour 18 heures. Mais bon.

Je note que depuis quelques jours beaucoup semblent découvrir à côté du principe de la liberté d'expression une autre vertu cardinale de notre République, je veux parler de  la «laïcité», cette spécificité si française inscrite dans notre Constitution et qu'on a souvent du mal à comprendre à l'étranger. En France aussi d'ailleurs parfois.

Tout le monde en parle, tout le monde en prône maintenant plus que jamais la nécessité  pour permettre à chacun de vivre en citoyen librement et harmonieusement avec l'autre  en particulier dans les respect des convictions philosophiques et religieuses. 
On met ainsi en avant plus que jamais la nécessité d'un civisme citoyen laïc. On évoque le rôle et la place de l'Ecole, le renforcement du service citoyen pour tous les jeunes, on préconise toute les initiative de la plus discrète à la plus spectaculaire donnant du sens à notre République par une formation et une adhésion citoyennes… Toute initiative étant en la matière la bienvenue. 

Alors j'ai du mal à comprendre que nos élus guebwillerois qui assistaient pourtant  au rassemblement républicain, laïc et citoyen du dimanche 11 janvier dernier, aient pu en même temps faire disparaître de la porte d'entrée du hall d'accueil de la Mairie l'affichette « La République se vit à visage découvert » et aussi quelques semaines plus tard supprimer la possibilité de célébrer des «parrainages civils ou républicains» à la Mairie.
Deux initiatives pourtant bien destinées à promouvoir la réflexion et l'engagement citoyens.

 Or à bien y réfléchir cette double suppression n'est-elle pas une forme  d'atteinte à la laïcité et à travers elle à la République laïque, à «la gueuse», dictée peu ou prou par un cléricalisme latent et revanchard. Celui qui confond la laïcité avec l'athéisme, la laïcité avec l'anti-cléricalisme, la laïcité avec le combat contre les Eglises et les religions. 
 «La France est catholique, la République est laïque» affirment  ainsi les  traditionalistes de CIVITAS. En sommes nous bien loin en l'occurrence ?

Sur le même thème
J'étais l'autre jour à la FNAC de Colmar où j'aime fureter quand je vais dans cette ville. Sur le présentoir de l'entrée mettant en évidence les ventes du moment figurait à côté du « dernier  Houellebecq »   le « Traité sur la Tolérance » de Voltaire. Allez 2 euros histoire de relire un texte lu il y a bien longtemps !
La  caissière me sourit, me regarde et me dit : «Celui-là il faudrait l'offrir à chaque Français ! »
Sourire en retour. « Merci Madame » !


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