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dimanche 31 mai 2015

Seul et dramatiquement isolé


La relation dans la presse de la dernière séance du dernier Conseil de Communauté montre une nouvelle fois des débats tendus voire houleux avec comme d’habitude depuis maintenant plus d'un an le maire de Guebwiller dans un rôle d' acteur principal. Je ne suis pas assuré du tout que la méthode soit la bonne pour faire vivre la Communauté et aussi prendre en compte les intérêts de la ville.

Le premier point de l'ordre du jour concernait la question du maintien ou non de la répartition actuelle du nombre des délégués des différents communes à la CCRG. Le président prévoyait d’augmenter le nombre de sièges pour permettre à certaines communes d’augmenter leur représentation, le nombre de sièges pour Guebwiller restant inchangé. Tout le monde attendait un «signe fort de Guebwiller». En fait il n'en a rien été et les commentaires amers et acerbes relevés par les journalistes montrent que le maire de Guebwiller s'est définitivement isolé au sein de la Communauté.

Un point de non retour a été atteint dont M KLEITZ porte la lourde responsabilité. Cette séance laissera des traces qui risquent d'être indélébiles. Cela n'est pas de bonne politique et c'est toute la ville de Guebwiller qui va en faire les frais.
L'attitude de donneur de leçons de M KLEITZ depuis plus d’un an insupporte tout le monde. Cela est de notoriété publique.
Il a réussi l'exploit de se mettre à dos tous les élus des autres communes et cela de façon définitive.
Guebwiller ne peut plus compter sur lui au niveau de l'intercommunalité. C'est dramatique. Quel nouvel échec cinglant !

J'ai souvent regretté et dénoncé le manque de projet clair pour notre territoire.
Après cette séance je me demande simplement s'il y a encore une intercommunalité tellement l'«esprit» d'intercommunalité fait défaut.


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dimanche 29 mars 2015

A lire


Une défaite de l'intelligence


Dimanche 29 Mars 2015 
Jacques Julliard


Le premier tour des départementales l'a montré : la rediabolisation tentée par Manuel Valls àl'égard du FN a échoué car elle repose sur une analyse erronée du phénomène. Le FN n'estpas un parti fasciste. Lorsque les bobos le traitent de "fasciste", ce sont les ouvriers et les employés français qui se sentent insultés et mis au ban de la nation. Comment en sortir ? En revenant à une analyse rigoureuse de la réalité.

Commençons par dénoncer une escroquerie. Ce n'est pas l'UMP qui est arrivée en tête des départementales dimanche 22 mars, mais la coalition qu'elle a constituée avec l'UDI et le MoDem, c'est-à-dire les centristes. De sorte qu'il est impossible de dire la part qui revient àchacun, et donc de déterminer qui du Front national, avec ses 25 à 26 % des suffrages, ou de l'UMP était dimanche soir le premier parti de France.

Commençons par dénoncer un tour de passe-passe. Les commentateurs ont pris la sale habitude de juger les résultats d'une élection non par rapport à la précédente, comme il serait normal, mais par rapport aux pronostics tirés des sondages. C'est-à-dire du vent. C'est ainsi que le bond en avant du Front national a été escamoté puisqu'on lui promettait un triomphe et que la défaite du PS a été minimisée puisqu'on lui promettait la déroute.Poursuivons en dénonçant une sorte de forfaiture morale : les électeurs ont été bien bons de se déranger pour élire des assemblées départementales dont le premier Ministre, il y a un peu plus d'un an, annonçait la disparition. et dont les pouvoirs n'étaient pas connus au moment même où on les élisait.

Et terminons en soulignant cette réalité cinglante : la gauche, tous groupes et groupuscules confondus, ne représente plus, dans la France de 2015, qu'un gros tiers de l'électorat français. Un tripartisme normal devrait comprendre une gauche, une droite et un centre.
Aujourd'hui, nous avons une gauche, une droite et une extrême droite. Et, plus précisément,une gauche bobo, une droite tradi, une extrême droite prolo.
Dans ces conditions, la stratégie de la division de la gauche, voulue par le Front de gauche,était suicidaire. Et, de plus, artificielle.

Quand l'axe du monde passait à l'intérieur même de la gauche, comme au temps de la guerre froide, et qu'un choix fondamental entre l'économie de marché et le socialisme autoritaire s'imposait dans la moindre élection ; autrement dit, quand les socialistes étaient à l'Ouest et les communistes à l'Est, alors la division avait du sens, et personne n'eût voulu passer par-dessus, quitte à faire gagner la droite.Mais aujourd'hui ? Le seul choix qui demeure est entre le libéralisme pur et le keynésianisme. Il faut en discuter. Mais semblable alternative mérite-t-elle que l'on donne délibérément la victoire à la droite et que l'on fasse la courte échelle au Front national ? Ma réponse est non, mille fois non.

Au-delà de l'objet propre de ces élections - tout le monde se fiche de savoir qui deviendra président du conseil général de son département -, cette nouvelle tripartition politique a d'abord un contenu social. Le divorce entre la gauche et le peuple continue de s'approfondir,comme en témoigne l'effacement des socialistes des lieux mêmes où la classe ouvrière française est née et a vécu. L'exemple du Nord est le plus spectaculaire. Au point qu'il ne s'agit plus de la part des éléments populaires d'un vote sanction, mais d'un vote de désaffiliation. C'est dans le « peuple de gauche » la fin d'une allégeance volontaire - «peuple de gauche » est en train de devenir un oxymore - et dans les appareils de gauche la fin d'une référence idéologique. L'identification des classes populaires au Front national est devenue telle que, lorsque les bobos traitent ce dernier de « fasciste », ce sont les ouvriers et les employés français qui se sentent insultés et mis au ban de la nation.

Comment en sortir ? En revenant à une analyse rigoureuse de la réalité, comme nous l'avait enseigné le marxisme, au lieu de se cantonner, par routine, par conformisme, par paresse d'esprit, aux formules passe-partout de l'éternel anti fascisme. La gauche n'est plus le parti de l'intelligence, voilà la triste vérité.
Dès lors, la rediabolisation tentée par Manuel Valls à l'égard du FN ne pouvait qu'échouer parce qu'elle reposait sur une analyse erronée du phénomène.
Le Front national n'est pas un parti fasciste. Ce disant, on ne cherche pas à réduire la menace qu'il représente, mais on tente de lui opposer la bonne stratégie. Les partis fascistes ou nazis n'ont jamais dissimulé leur nature et leurs intentions parce que, dans les régimes politiques de masse, il est impossible de mentir longtemps à ses propres partisans. La légende d'un Front national clandestinement fasciste, qui se révélerait au dernier moment, est tout simplement absurde. Et interdit de le critiquer pour ce qu'il est : au départ, un petit parti autoritaire et raciste, devenu à cause du malaise grandissant des classes populaires un grand parti populiste, nationaliste, xénophobe et sécuritaire.

Il appartient aux intellectuels et à l'ensemble de la classe opinante de démontrer sans relâche à quelles catastrophes conduiraient les solutions du FN : sortie de l'euro, sortie de l'Europe, fuite en avant budgétaire, appauvrissement général, exacerbation de la concurrence entre salariés, exacerbation des haines sociales. La première règle pour une gauche digne de son passé serait de s'appuyer sur l'intelligence des citoyens au lieu de spéculer sur leurs sentiments irrationnels. Quant aux gouvernants, qu'il soit bien entendu que leur tâche première n'est pas de « combattre » le Front national, mais de le rendre inutile aux yeux de ses partisans. 
C'est une tâche de longue haleine, qui se confond avec la réinvention intellectuelle et morale de la gauche.






jeudi 26 mars 2015

Des nouvelles du Conseil Général





   On pouvait lire hier matin dans les DNA un article fort instructif sous le titre « Conseil Général : cette subvention qui passe mal».

 En résumé une subvention exceptionnelle de 320 000 euros -oui on a bien lu 320000 euros, une paille quoi ! - vient d'être votée par  notre instance départementale. Cette subvention doit servir à couvrir la rupture conventionnelle - c’est-à-dire la séparation à l'amiable - entre le Conseil Général et son directeur du CDMC structure implantée aux Dominicains de Guebwiller. A Guebwiller cela commence à être chose courante. Mais là c'est une autre histoire… 
Cette «rupture conventionnelle» convenue un an avant la date à laquelle le directeur en question aurait pu faire valoir ses droits à la retraite (on appréciera !) fait que c'est le budget du Conseil Général c’est-à-dire nos impôts qui va prendre en charge la mesure dont on aurait sans doute pu faire l'économie au moins en attendant quelques mois.

 Les élus départementaux dont certains se représentent dimanche prochain aux suffrages, ont sans doute voté en bonne connaissance de cause. Ou alors diront-ils qu'ils n'étaient pas au courant ? Entre mensonges, choix délibérés et incompétences. Je serais curieux d'entendre M GRAPPE sur cette question.

 Quoiqu'il en soit cette décision calamiteuse - économies budgétaires d'un côté et parachute doré de l'autre-  ne contribuera sans doute pas à renforcer l'image de la politique et de ceux qui la font. Le risque est grand de pousser dimanche beaucoup de nos concitoyens à l'abstention, au vote nul ou à celui en faveur de formations populistes et irresponsables dont on mesure l'insigne inconsistance et médiocrité à la simple lecture de leurs tracts électoraux…
Il est bien question ici d'argent public et d'intérêt général. Comment ne pas être en effet en colère et se détourner de ces élus qui sont aux affaires dans les faux semblants et l'entre-soi ?


 C’est M DOLFUS directeur des Dominicains de Haute Alsace qui sera en charge de diriger dorénavant et en attendant (?) le CDMC  nous dit-on. Etonnant quand on sait que M DOLFUS a toujours été très critique en parlant du CDMC et de son prédécesseur. On ne peut s'empêcher de penser qu'il y a  anguille sous roche. De quelle espèce, de quelle taille et de quelle grosseur ? On le saura sans doute un jour.

 Le vrai problème est la gestion opaque de ce type de structure. 
Jamais, au grand jamais, durant mon mandat, alors qu'il y a bien un comité de suivi et un rapport d’activité pour ce qui concerne les actions culturelles entreprises, nous n’avons pu connaitre par exemple la grille de salaire des Dominicains de Haute Alsace. Il ne s’agit pas d’émettre des doutes ou de contester par principe mais juste d’être informé, la structure fonctionnant avec de d’argent public.
J'ai toujours soutenu sans ambiguïté et de façon déterminée les DHA qui sont une richesse pour Guebwiller. Mais la plus petite opacité est proprement insupportable et inadmissible en matière de gestion publique.

 Les responsables en charge du bien commun ne peuvent agir sans rendre des comptes et cela à tous les niveaux. Ils doivent être exemplaires comme les élus qui impulsent et contrôlent. Cela paraît être de l'ordre de l'évidence. Mais est-ce bien sûr. Est-ce être naïf que de vouloir le croire et de prétendre travailler dans cet esprit ? 

 Quoiqu'il en soit cette affaire de subvention est détestable pour l'image et la crédibilité de la majorité départementale de droite sortante. On peut toujours penser que la nouvelle majorité aura la volonté de changer les choses et d'apporter dans la gestion départementale clarté et transparence. 
Mais c'est sans doute là que réside la vraie naïveté !


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jeudi 19 mars 2015

Les fourberies d’Alain



Dimanche se déroulera le premier tour des élections départementales. Pour la première fois des binômes permettront une représentation paritaire au sein des assemblées. 
Alain Grappe et sa suppléante Anne Dehestru sont de la partie. Les aveux du Conseiller Général sortant sont limpides  : «il a été forcé», la prétendante menaçant de former un autre binôme. La farce a fonctionné les calculs politiques l’ont emporté.


Scapin : Que voulez-vous ? il y a été poussée par sa destinée
Argante : Ah! ah! voici une raison la plus belle du monde; on n’a quà commettre tous mes crimes imaginables, et dire, pour excuse, qu’on y a été poussé par sa destinée.

Je pense que des voix vont se perdre à Guebwiller du fait de cette alliance non désirée et purement politicienne.

Dans le document distribué dans les boites aux lettres, Alain Grappe se prévaut d’un certain nombre de réalisations. Il n’y a pas grand chose et surtout elles ne sont que le reflet de la politique du Conseil Général et non de son action personnelle au sein de cette assemblée. Il oublie malheureusement de signaler les engagements fermes et non tenus durant son mandat. En voici les principaux :

- Le déménagement de l’IEAC devait être effectif en décembre 2012 : engagement mainte fois rappelé par l'intéressé dans la presse et de vive voix.

- Autre "loupé", la maison de retraite de Guebwiller : engagement du Conseil Général à minima alors que tous les acteurs étaient convaincus de l'importance de la construction d’une nouvelle structure. Seule une réhabilitation légère a été validée, M. Grappe n’a pas réussi à peser sur le dossier.

- Les réhabilitations des rues Deck et De Gaulle sont passées "à la trappe". Alors qu’à peine élu la surface de roulement de la route traversant le village d'Orschwihr a été entièrement refaite... 
Mais Alain Grappe ne pouvait pas soutenir la réalisation de ces travaux à Guebwiller alors qu’un maire d’une autre sensibilité que la sienne était aux affaires.

Alain Grappe a toujours dit qu’il ne faisait pas de politique politicienne, élu il n’a  fait que cela. 
Il est rentré dans le moule de ses collègues du Conseil Général en pratiquant la politique des amis, des petits arrangements.
Il n’a jamais le même discours en privé et en public et  n’est plus à une promesse prés.
Bref il a changé.

Il cumule sans humeur les fonctions comme d’autres me direz vous et cela lui rapporte gros : le pendard de Scapin, par une fourberie, m’a attrapé cinq cents écus.

Ma foi, monsieur, si Scapin vous fourbe, je m’en lave les mains, et vous assure que je n’y trempe en aucune façon.


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mercredi 11 février 2015

A propos d'un 70ème anniversaire


L'adjoint ROST vient d'organiser les cérémonies pour le 70ème anniversaire de la Libération de la Ville. Une commémoration de l'ordre du désastre.

Un lecteur commentant un article de presse qui enfilait avec platitude  les lieux communs et les banalités à l'image de l'indigence de ces «cérémonies» écrivait :
« En réalité c'est parfaitement lamentable et honteux d'avoir fait une manifestation aussi convenue et médiocre de bout en bout. De l'ordre du ZERO absolu. Et en plus un maire absent ! » 
Je souscris entièrement à ce point de vue.

 Ce qui aurait dû être un événement anniversaire d'importance pour Guebwiller est resté  dans le fond un banal et routinier dépôt de gerbes au Monument aux Morts avec un public maigrelet pour une conception et une organisation des choses de l'ordre du mauvais patronage. Du carton d'invitation jusqu'au Vin d'Honneur.
Comme si l'adjoint ROST et la municipalité étaient incapables de sortir intellectuellement des sentiers battus et rebattus. De tels manques d'imagination, d'initiatives dans l'ensemble et dans les détails sont lourdement préoccupants et sont bien les « marqueurs » de cette municipalité. L'adjoint ROST en charge des anciens combattants était pourtant secondé par un conseiller municipal  assurément plus à l'aise à faire le pitre suspendu à un véhicule ex-militaire comme le 14 juillet dernier.

L’absence du maire a été aussi remarquée. Cela peut sans doute arriver pour certains cas impératifs ou de force majeure . Son absence au dernier Conseil de Communauté avait déjà suscité l'étonnement.

 A chacun ses priorités.

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mardi 20 janvier 2015

Laïcité


Nous avons tous été choqués et profondément  meurtris par les actions terroristes qui viennent de  frapper notre pays.

 Et il a été réjouissant de voir se dresser  face à l'ignoble un élan fondateur, comme la renaissance d'un Espoir collectif auquel beaucoup ne voulaient plus croire. 
Notre République est restée debout et de quelle manière ! Elle a su  faire face, en masse, comme jamais et de façon exemplaire pour elle-même et aux yeux du Monde, pour dire autour de ses dirigeants, de ses forces vives, intellectuelles, politiques, religieuses, professionnelles, associatives et individuelles … de quel bois elle était faite.    

A Guebwiller ce sont plus de 1000 personnes qui se sont retrouvées pour un rassemblement citoyen d'une dignité et d'une détermination forte et paisible. Exemplaire.
La municipalité ayant finalement appelé à la manifestation de 15 heures après avoir fort opportunément, après quelques interventions quand même, renoncé à « la sienne » qu'il avait  initialement envisagée pour 18 heures. Mais bon.

Je note que depuis quelques jours beaucoup semblent découvrir à côté du principe de la liberté d'expression une autre vertu cardinale de notre République, je veux parler de  la «laïcité», cette spécificité si française inscrite dans notre Constitution et qu'on a souvent du mal à comprendre à l'étranger. En France aussi d'ailleurs parfois.

Tout le monde en parle, tout le monde en prône maintenant plus que jamais la nécessité  pour permettre à chacun de vivre en citoyen librement et harmonieusement avec l'autre  en particulier dans les respect des convictions philosophiques et religieuses. 
On met ainsi en avant plus que jamais la nécessité d'un civisme citoyen laïc. On évoque le rôle et la place de l'Ecole, le renforcement du service citoyen pour tous les jeunes, on préconise toute les initiative de la plus discrète à la plus spectaculaire donnant du sens à notre République par une formation et une adhésion citoyennes… Toute initiative étant en la matière la bienvenue. 

Alors j'ai du mal à comprendre que nos élus guebwillerois qui assistaient pourtant  au rassemblement républicain, laïc et citoyen du dimanche 11 janvier dernier, aient pu en même temps faire disparaître de la porte d'entrée du hall d'accueil de la Mairie l'affichette « La République se vit à visage découvert » et aussi quelques semaines plus tard supprimer la possibilité de célébrer des «parrainages civils ou républicains» à la Mairie.
Deux initiatives pourtant bien destinées à promouvoir la réflexion et l'engagement citoyens.

 Or à bien y réfléchir cette double suppression n'est-elle pas une forme  d'atteinte à la laïcité et à travers elle à la République laïque, à «la gueuse», dictée peu ou prou par un cléricalisme latent et revanchard. Celui qui confond la laïcité avec l'athéisme, la laïcité avec l'anti-cléricalisme, la laïcité avec le combat contre les Eglises et les religions. 
 «La France est catholique, la République est laïque» affirment  ainsi les  traditionalistes de CIVITAS. En sommes nous bien loin en l'occurrence ?

Sur le même thème
J'étais l'autre jour à la FNAC de Colmar où j'aime fureter quand je vais dans cette ville. Sur le présentoir de l'entrée mettant en évidence les ventes du moment figurait à côté du « dernier  Houellebecq »   le « Traité sur la Tolérance » de Voltaire. Allez 2 euros histoire de relire un texte lu il y a bien longtemps !
La  caissière me sourit, me regarde et me dit : «Celui-là il faudrait l'offrir à chaque Français ! »
Sourire en retour. « Merci Madame » !


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mardi 2 décembre 2014

La voix de son maître




Le 28 novembre dernier  on pouvait lire dans les colonnes des DNA une prise de position de M KUENTZ concernant le projet de la Communauté de Communes relatif au futur centre nautique.

 M KUENTZ, s'appuyant sur « l'expertise » de M SITTER ancien directeur de la piscine, y affirme que l’ancien bassin est tout à fait opérationnel. Je me souviens très bien d’une expertise qui disait exactement le contraire et qui relevait des fuites très importantes. Le bassin est vieux et de conception ancienne. Les experts seraient  donc des ignorants à côté de l'expertise de deux messieurs ayant l'expérience que leur confère leur âge. M SITTER n'a plus fréquenté la piscine depuis 1995  mais il sait bien ce qu'il convient de faire. Soyons sérieux! 

Voilà bientôt 6 ans que M KUENTZ avec ses sorties intempestives pollue le débat sur le sujet. Il affirme même pouvoir réaliser  un nouveau projet pour moins de 5 millions d'euros.
J’ai assisté  à tous les constats, débats, présentations  relatifs à l'état de la piscine et au  projet de nouveau centre nautique. Un tel montant n'a jamais été évoqué. Il ne correspond à rien. Affirmer le contraire c'est mentir.

Le projet de  nouveau centre nautique porté par la COMCOM est un projet « nouveau » comme son nom l'indique, qui correspond aux  attentes d’un public du XXI ème siècle et qui répond pour une bonne part  aux problématiques techniques actuelles. Telle n'est à l'évidence pas la perception des choses de M KUENTZ. On ne se lance pas dans un projet de cette importance sur des analyses superficielles, des idées et des raisonnements datant d'au moins 20 ans.

Je ne doute pas que le président de la Communauté de Communes recevrait avec la plus grande attention toute personne sérieuse qui viendrait lui expliquer comment construire un nouveau centre nautique moins cher que le projet actuellement à l'étude.
Mais je dis bien « sérieuse ».

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P.S. : Denis KUENTZ est propriétaire de la chaîne d'hôtels Le Roi Soleil. Il sponsorise, entre autres, le Cercle des Nageurs du Florival.

lundi 17 novembre 2014

L 'Allemagne c’est mieux» puisqu'on vous le dit !



Il ne se passe pas  une semaine sans que  dans un article, une prise de parole, ou une quelconque intervention notre premier magistrat ne fasse référence à l’Allemagne. 

 Ainsi le «Mon expérience en Allemagne...» asséné de façon quasi permanente à la COMCOM en irrite plus d'un, selon les élus. Comme si la « deutsche Qualität » devait être érigée en modèle permanent  pour nos idées ou nos façons de faire. L’air de suggérer également que cela fait 30 ans que les élus travaillent mal dans l'attente d'un Messie germanophile.

 Récemment encore on pouvait lire dans un article consacré à Noël Bleu que les étoiles de Dresde allaient «  enchanter et illuminer nos rues ». Comme si ces étoiles étaient la panacée absolue et universelle. Ma mère en avait une bien plus grande d'ailleurs que celles suspendues dans la rue de la République il y a bien longtemps … au fond de son jardin. Je m'en rappelle étant enfant.

Cette omniprésence de la référence allemande n’est en fait et malheureusement que la traduction de «je fais uniquement ce que je connais». C'est une marque d'un horizon rétréci.

 Tout le monde sait bien en outre qu’il est impossible de transposer un système comme un calque. Je me souviens par exemple que N. Sarkozy avait choqué quand il avait embrassé la Chancelière allemande. La  presse d'Outre Rhin parlant de «manières érotiques» et de «choc culturel» ! 

On peut même s'interroger quant au fameux « modèle allemand » et se demander s'il n'est pas surtout de l'ordre de l'imaginaire. Les Allemands eux-mêmes s'interrogent malicieusement à son sujet. Certains prétendent  même qu'il serait comme le « fair-play » anglais, essentiellement un article d'exportation ! 

 Pour creuser le sujet je renvoie à la lecture de l'intéressant ouvrage « Made in Germany . Le modèle allemand au-delà des mythes » de Guillaume Duval.
Beau modèle en réalité  que celui que les germanolâtres  mettent en avant au nom d'une réussite, qu’ils voudraient  imposer impérialement à l’Europe, et  pour ce qui nous concerne localement à Guebwiller, qui conduirait un des pays les plus riches du monde vers un avenir en forme de grande Suisse, en un peu plus âgée !
A commencer par chez nous à  Gebweiler ?

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samedi 15 novembre 2014

Chasse aux sorcières et désordre municipal




La récente interview du maire parue dans les  DNA est banale et ne trace aucune  perspective. La campagne avec ses belles promesses est terminée et la municipalité est maintenant « dans le dur » des réalités telles qu'elles sont et non telles qu'elles avaient été présentées et idéalisées.

Je relève en particulier  une phrase où le maire  évoque ses collaborateurs et les employés de mairie : « Nous ne sommes pas dans un structure qui permette de réaliser des projets. La structure est programmée pour gérer le quotidien».

Ah bon ? Vraiment ?
 Une telle remarque a sans doute fait grand plaisir au personnel municipal et est un nouveau et superbe déni de réalité si on regarde simplement les projets mis en œuvre et menés à bien ces 6 dernières années. Trame verte, parking Filanova, Théâtre municipal, Noël bleu et j’en passe. 
Tous ces projets n'en déplaise au maire actuel ont été entrepris, suivis et menés à bien par les services, à mes côtés. L’expertise de chacun a contribué à l’aboutissement de chaque projet dans le respect des enveloppes financières allouées.
Je salue encore une fois le travail de mes anciens collaborateurs. Sans leur engagement  et leur dévouement rien de tout cela n'aurait été mené à bien.
 Avec la restructuration des services de la Mairie j'avais mis en place un outil qui fonctionnait bien, même très bien  et sans doute incommensurablement mieux que celui que j'avais trouvé à mon arrivée.

La municipalité actuelle a remis en place, ou aimerait remettre en place,  un système où l’élu aurait  un rôle de petit chef sur le modèle :« Moi je sais !  Vous vous exécutez !» avec  le dispositif  adjoint, délégué de l’adjoint et délégué du délégué de l’adjoint …  tel qu'il a été mis en place. 
Point n'est besoin d'être grand clerc ou d'avoir fait de hautes études de management pour comprendre qu'un tel système ne peut pas fonctionner et qu' « il marche sur la tête ». Il faudra bientôt trouver des boucs émissaires. Ce sera forcément la faute aux autres.

 Réduire le rôle d'un élu à celui d'un chef de service est une aberration.

Remarquons  en passant que certains délégués sont plus travailleurs et présents que leurs adjoint et qu'en réalité ce sont eux qui font le travail. Problème de temps ou de compétence, voire parfois des deux.

 Si la municipalité actuelle et en premier chef le maire utilisait ou profitait des compétences de chaque fonctionnaire beaucoup de problèmes voire d’erreurs auraient déjà pu être évités et moins de temps perdu.
Mais le maire n'a sans doute que faire de ses collaborateurs. Cela  marque  un certain esprit de défiance tout à fait révélateur vis à vis des fonctionnaires et de la fonction publique.

 Ainsi cette phrase :« un nouveau DGS (Directeur Général des Services)  qui arrive cela peut être le moment de revoir les choses». C'est bien ça. La chasse aux sorcières pourra alors commencer !


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vendredi 7 novembre 2014

Comptes de campagne


 Je viens d 'être informé par un courrier reçu hier de la validation de mes comptes de campagne. Je suis remboursé comme on dit «rubis sur l’ongle» des frais que j'avais engagés  et je remercie mon trésorier de campagne pour le travail impeccable qu'il a accompli. 

 La Commission Nationale des Contrôle des Comptes de Campagne n'a relevé aucun manquement aux règles légales en vigueur.  Nous avons bien sûr respecté strictement le code électoral dans son esprit et dans sa lettre. C'est bien la moindre des choses quand on prétend être responsable.

 C'est  aussi une question de justice et d'égalité entre  toutes les candidatures. 
 Il est sain que notre pays ait légiféré en la matière pour éviter  certaines dérives quand on voit par exemple les sommes considérables engagées lors des élections aux Etats-Unis où les enjeux financiers et la loi des plus riches prennent trop souvent le pas sur les idées, les programmes, la valeur des candidats et oublient finalement l'intérêt général..


 C'est  enfin une question de crédibilité politique et d'éthique républicaine auxquelles je suis viscéralement attaché.

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