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lundi 27 octobre 2014

« Casse-toi ! » et cetera ...



Peu de choses surprenantes par rapport à la politique de l'actuelle majorité  à lire les relations de presse de la dernière séance du Conseil Municipal.

Mme DEHESTRU a viré de 180 degrés dans ses positions sur NOEL BLEU, acceptant maintenant sans sourciller ce qu'elle avait systématiquement rejeté les 6 dernières années en s'emberlificotant dans des explications énigmatiques. Telle qu'en elle même politiquement ! 

M KLEITZ ne cautionne pas l'interview qu'il avait pourtant accordée dans les règles de l'art à la revue TONIC, belle photo posée de lui en cycliste en guise d'illustration, découvrant  soudain que le mensuel est satirique ! Un moment d'inattention sans doute dans une soif de paraître. 

Pour NOEL BLEU l'adjoint MECHLER a apparemment du mal à saisir la différence entre un «événement artistique» et une «animation». Sans doute aussi a-t-il du mal à percevoir ce qu'est un artiste, une création artistique. Il défait pour défaire, et ce sont les bons sentiments et  la nostalgie de son enfance qui dictent ses choix. Pour lui NOEL BLEU ne serait que «le fantasme» d’une seule personne!
En réalité M MECHLER raisonne et agit pauvrement en termes d'«animations» et va rejoindre la cohorte de l'adjointe aux animations, de celle chargée des commerces, de la conseillère municipale déléguée aux vitrines et de l'employée municipale mise à disposition de l'association des commerçants. 
Pour un adjoint en charge de la Culture c'est de l'ordre de la désertion. 

Je pressens avec tristesse les buvettes et autres stands à vin chaud, Saint Nicolas, le Père Noël en chair et en os, la calèche à poneys, les concours de vitrines  et autres animations commerciales … que l'on retrouve un peu partout en Alsace et qui n'apporteront strictement rien à notre ville.

Quand je pense qu'il nous a fallu 5 ans de travail et d'efforts  pour construire à partir du néant un événement de niveau national ayant attiré plus de 25000 visiteurs en 2013 et que la presse nationale  professionnelle et d'information signalait comme l'un des trois NOELS qui comptent et qu'il faut aller voir en Alsace ! On trouvera encore un magnifique et sans doute dernier article sur ce thème dans le numéro de la revue COTÉ EST qui vient de paraître. In memoriam !  voir article

NOEL BLEU est mort.  «Thierry et Francis l'ont tuer». Les belles étoiles ... blanches  qui illumineront la rue de la République le rappelleront chaque jour aux passants. Nous verrons bien !

 Je finirai en évoquant l'ahurissant mais ô combien révélateur « CASSE-TOI !» lancé par la première fana du maire à l'issue de la séance en direction d'un élu de l'opposition! 
La messe est dite.


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lundi 22 septembre 2014

Friches industrielles et Plan Local d'Urbanisme. Entre illusions et réalités.



Je lis dans la presse une certain nombres d'affirmations bien hâtives, bien approximatives et aussi fausses relativement au PLU et aux friches industrielles de notre ville.

M KLEITZ a fait de la réhabilitation des friches de la ville son cheval de bataille selon l'image de bâtisseur qu'il s'est donnée avantageusement. Faire croire que grâce au PLU , que grâce à lui tout allait enfin changer est illusoire et irresponsable. De l'ordre d'un gros, gros mensonge.
Les friches cela fait 25 ans qu'elles existent. Il est bon de rappeler que ce sont des biens privés et que le problème n'est pas la transformation d’un site industriel en un site de constructions et de services, le problème est de trouver un porteur de projet.
La ville ne peut pas financièrement acheter les terrains c'est une réalité incontournable. Et les porteurs de projets ne se bousculent pas au portillon, c'est une autre réalité tout aussi incontournable. Aucun groupe pour l’instant ne veut investir sur 25 ans. Seuls quelques secteurs géographiques en Alsace trouvent encore des promoteurs, surtout autour de Strasbourg. On peut le regretter mais c'est ainsi.

Je l’avais dit pendant la campagne, ce qui ne peut être fait aujourd’hui se fera demain, à un moment ou à un autre. C’est une question de conjoncture et non de procédure. 

Bien sûr il est très facile et rapide administrativement de changer le type de zonage, de passer de zone industrielle en zone d’habitation. Le code de l’urbanisme le permet et nous l’avons fait simplement de façon pragmatique en fonction de projets et d’opportunités. C'est une méthode que je revendique.

Dire publiquement comme le fait M KLEITZ que je n'aurais «rien fait» durant toute ma mandature est de l'ordre de la grossièreté, pire de la sottise. Sans doute aussi une façon d'essayer piteusement de dissimuler ses propres manquements et de se sortir d'un mauvais pas en public.
La population ne s'y trompe pas. Elle mesure déjà à quel point le nouveau maire n'est qu'un marchand de promesses et d'illusions.

A côté de lui je suis fier de mon bilan de 6 ans. Il est là bien visible aux yeux de tous.
- le parking Filanova a été fait
- une trame verte existe
- un nouveau cinéma existe
- un coeur de ville existe
- le théâtre municipal a été entièrement restauré

Et surtout les finances sont assainies ce qui permet d'ailleurs à la municipalité actuelle d'en profiter largement.
M KLEITZ doit bien savoir aussi que dans les années à venir les dotations de l’État vont fondre comme neige au soleil. C'est une autre réalité incontournable qu'un maire doit prendre en compte. Et qu'on ne vienne pas me raconter que c'est de la faute au gouvernement socialiste, antienne politicienne actuellement récurrente dont se sert platement M KLEITZ.

Concrètement nous avions estimé que la partie «fonctionnement» du budget de la ville allait perdre environ 600000 euros de recettes sur les prochains budgets. Ce n'est pas rien. Cela veut dire qu’il faudra faire des choix et que la liste à la Prévert que nous sert la municipalité en guise de programme est de l'ordre de l'illusion et de l'imposture.

M KLEITZ en est actuellement au stade où il promet à peu près tout à à peu près tout le monde. Il va bientôt se trouver banalement confronté au principe de réalité.
Et la chute, pour lui sera rude. Inéluctablement.

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jeudi 18 septembre 2014

Waterloo


Ça vire au grand n'importe quoi chez M KLEITZ qui apparaît déjà complètement dépassé par la seule et simple gestion de son groupe politique.

Il vient en effet d'essuyer un nouveau camouflet, et particulièrement cinglant celui-là, lors de la dernière séance du Conseil Municipal.
Comme l'avait décidé le Conseil Constitutionnel il s'agissait d'élire 3 délégués supplémentaires de la Ville à la COMCOM. Un vote sans difficulté pour qui sait un tant soi peu réfléchir et anticiper. Compte-tenu de la représentativité du groupe d'opposition au Conseil j'avais suggéré ici même de lui réserver un poste. Cela aurait été normal, judicieux avec même deux doigts de panache.
Mais le maire a décidé de passer en force en mettant en présence sa liste à lui et celle de l'opposition. Et est arrivé ce qui devait arriver : C FACCHIN conseiller de l'opposition a été élu grâce à l'abstention (ou votes nuls?) de deux conseillers de la majorité !

Quelles leçons tirer de ce vote «original» mais dans le fond prévisible ?

- Le maire n'a pas été suivi par certains de ses colistiers malgré des relances téléphoniques multiples érigées en méthode de pouvoir. Cela montre que sa manière de gérer son groupe pose problème et fait difficulté pour des gens qui ont pourtant été élus avec lui. Le problème est sans doute profond. Il s'agit en tous cas pour le maire d'un nouvel et sérieux avertissement le concernant dans sa méthode de travail et de management.
- Sur ce coup là comme sur quelques autres, le maire n'a pas mesuré le risque politique. Il n'a rien vu venir, comme autiste dans son système de fonctionnement. Mal conseillé, il n'entend pas ce qu'on lui dit. Le député CHRIST lui faisait pourtant remarquer en son temps qu'une mairie ne se gérait pas comme une entreprise.
- Les stigmates du désenchantement apparaissent nettement ici et là et de façon constante dans ses troupes, quelle que soit d'ailleurs leur origine initiale. Aux clivages idéologiques évidents s'ajoute un profond malaise dû au comportement du maire. Les méthodes de suspicion et de contrôle érigées en système n'arrangent certainement rien pour le moral des troupes. L'ambiance y est délétère.

Le maire gère son groupe municipal comme il gère la Ville. Laborieusement. Cela commence à être de notoriété publique.


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lundi 15 septembre 2014

«Tu es bière et sur cette bière...»



Vu dans l'ALSACE du 5 septembre
La Ferme des moines, à Jungholtz, accueille depuis peu une microbrasserie créée par Martine et Patrick Binder.

Bénédiction et inauguration de la nouvelle brasserie artisanale de la Ferme des moines, en présence des époux Binder, de Philippe Bosc (à gauche), du Recteur Denis Simon (au centre) et du maire de Jungholtz, Guy Habecker (à droite).


C'est Patrick Bruel ami d'un soir qui va être content, comme d'autres du reste. On se rappelle les déclarations récentes du président du Front National à son encontre. Les amis çà va, çà vient

Beaucoup n'iront pas à la Ferme des moines ou plutôt n'iront plus

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samedi 13 septembre 2014

Il en est bien ainsi


 Je viens de lire dans les DNA de ce jour que le Conseil Constitutionnel avait « retoqué» la loi permettant aux Communautés de Communes de voter une répartition des sièges selon une méthode  aménagée dite « d'un commun accord » en lieu et place du scrutin proportionnel estimant que « ces dispositions méconnaissaient le principe d’égalité devant le suffrage et permettaient qu’il soit dérogé au principe général de proportionnalité […] de manière manifestement disproportionnée ». 

 Sans entrer dans les détails il faut savoir que le gouvernement FILLON avait fort justement  par cette loi posé  le principe de l'élection des délégués (qui étaient auparavant désignés) et un cadre réglementaire national tout à fait bienvenu. 

 Or à l'exception de  ceux de la seule Ville de Guebwiller les délégués de toutes les communes de la Communauté -ainsi que M ROST !- s'étaient prononcés en faveur de cet arrangement favorisant légèrement les communes de taille moyenne et qui avait donc été mis en œuvre.

 B ernard LAPLAGNE avait fait une intervention remarquée devant le Conseil pour expliquer pourquoi les délégués de Guebwiller étaient favorables  à l'application stricte du texte réglementaire non aménagé :
  
« 1) progrès en termes de démocratie. La démocratie de notre pays é tant un principe national  prétendant même à l'universalité et n'étant pas la somme d'accommodements locaux aussi sympathiques et consensuels soient-ils.

2) assurant une cohérence nationale aux principes d'organisation d'une assemblée comme la nôtre en lui donnant enfin un cadre réglementaire au delà des procédures locales. Il est bon, il est sain de se situer au niveau de principes nationaux quand ce n'est pas au niveau des principes prétendant à l'universalité

 3) affirmant de façon claire la prééminence d'un des principes de base de notre démocratie celui du principe de proportionnalité »

Cette même position avait été soumise au vote du Conseil Municipal et adoptée à l'exception du même M ROST mais aussi de Mmes BOLLIA et DEHESTRU parmi ceux de l'actuelle majorité municipale, qui avaient voté contre.

 Il est  intéressant de voir rétrospectivement le Conseil Constitutionnel confirmer notre analyse et notre position et savoureux de voir les ROST, BOLLIA, DEHESTRU aujourd'hui rattrapés et déjugés. M ROST ayant toujours utilisé l'assemblée intercommunale pour faire (mal) de la politique communale et Mme DEHESTRU ayant pour l'occasion défendu la position de son conseiller général et mentor de l'époque qui avait à gagner un siège pour sa commune d'Orschwihr dans cette affaire. 
Entre intérêt général et petits arrangements entre amis...


 Concrètement l'application de la loi  entraînera localement et dès les prochains jours le passage du nombre total de délégués de 43 à 41, la perte de 5 sièges pour autant de communes de taille moyenne, le gain de 3 sièges de délégués supplémentaires pour la ville de Guebwiller et aussi la prochaine élection au Conseil Municipal de ces 3 nouveaux délégués.

 A  noter que cette dernière élection se fera… au scrutin proportionnel (!) et qu'il pourrait être de bon augure politique qu'un siège soit proposé à l'opposition compte-tenu en particulier de son poids représentatif.

 En tous cas Mme DEHESTRU  au vu de ses nouvelles responsabilités municipales ne pourra maintenant que se réjouir des 3 sièges supplémentaires revenant… à Guebwiller. Avec ma bénédiction !


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mardi 2 septembre 2014

Rentrée des classes


Je fais aujourd'hui ma première rentrée des classes en tant que papa. Il n’est jamais trop tard pour s'enrichir d'une nouvelle expérience ! Celle-là est marquante, pour moi comme pour des milliers de parents et de familles dans tout le pays. 

Une rentrée des classes c'est pour chacun, tout au fond de lui une petite musique, une petite « madeleine »  qui l'a nourri, qui l'a construit, qui lui a donné des repères. Elle participe aussi de la cohésion nationale, intimement.

 Oh des rentrées j'en ai faites ! Il y a longtemps en tant qu'élève, plus récemment en tant qu'élu. Je ne sais pas laquelle a été la plus forte. Chacune a toujours été en tous cas un temps particulier, mémorable.

Quand je faisais, en tant que maire,  la tournée des écoles de Guebwiller à chaque nouvelle rentrée j'étais toujours ému et  tendrement  amusé de voir la foule des enfants  petits, moyens, plus grands - et de leurs parents aussi d'ailleurs - visiblement émus et impatients  de nouvelles habitudes à prendre, de nouvelles rencontres à faire, de nouvelles expériences à vivre. Emus comme on peut l'être à l'orée de moments qui construisent et que l'on pressent importants.

Et puis je retrouvais aussi  les cours d'écoles, les lieux, les odeurs  tels que je les avais encore dans ma mémoire, tels que je les revoyais ou tels qu'ils avaient disparu dans la réalité des années écoulées. Avec les images fugaces de certains camarades et  les fortes statures de l'un ou l'autre instituteur marquant...

 La rentrée des classes est d'une certaine manière un rite initiatique. L'Ecole relève pour moi presque du sacré  J'ai la faiblesse de   continuer à penser ,à l'ancienne, que l'essentiel de sa mission est bien à travers les  apprentissages  dits fondamentaux de transmettre aux enfants le sens de l’évolution humaine vers un idéal de justice. « Donner aux enfants le sens du perpétuel mouvement humain » comme l'avait dit Jaurès.
La fonction de l’Ecole est une fonction émancipatrice. Elle doit être une école de l’espérance qui permette aux enfants d’ « arriver à entrevoir, au- dessus de l’ordre social présent la possibilité d’un ordre nouveau». 
L’Ecole doit faire sens.Oui l'Ecole comme notre République est idéologique. Non, elle n'est pas neutre. J'en suis intimement persuadé. Et c'est très bien ainsi pour notre pays.

La réforme des rythmes scolaires est une réforme nécessaire. Voilà au moins 50 ans qu'on en parle et qu'on sait ce qu'il en est des rythmes des enfants et de ceux de l'Ecole. Le gouvernement a le courage politique de vouloir rattraper la décision néfaste de M Darcos sur la semaine de quatre jours et surtout de vouloir aller plus loin que le seul retour au statu quo ante. D'en profiter pour avancer, pour améliorer. 

Les Maires sont normalement sollicités. Une manière pour eux d'être associés et parties prenantes, comme leurs prédécesseurs du temps de la mise en place  de l'Ecole de la République, d' une nouvelle étape forte de sa construction. Un Maire est concerné concrètement et au premier chef par les écoles de sa commune.

Je sais plus que tout autre que cette mise en place n'est pas forcément simple, mais je sais aussi que l'enjeu est de taille. Et qu'on ne vienne pas m'opposer ici des objections financières à la petite semaine. 
Oui la gratuité  pour la mise en place des rythmes scolaires est tout à fait possible pour les finances de notre ville. C'est simplement une question de volonté et de choix politiques.


 Aujourd'hui est un grand jour pour Tom, sa maman et son papa.



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dimanche 31 août 2014

Mais où donc est Mme DEHESTRU ?



« Najat Vallaud-Belkacem à l'Éducation Nationale... ce n'est plus une provocation, c'est une déclaration de guerre sociétale contre les familles. »

Voilà ce qu'écrit Mme DEHESTRU sur son mur Face Book le 27 août en partageant le statut du site d'extrême droite Boulevard Voltaire.

Sa réaction indignée résonne de concert dans un bel univers! Qu'on en juge.

Christine Boutin, présidente d'honneur du Parti chrétien-démocrate, voit dans cette nomination une « provocation non tolérable ».
Laurent Wauquiez, ministre de l'enseignement supérieur lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qualifie la nouvelle ministre d'« ultra-pro-gender »et pointe un « gouvernement entre tragi-comédie et provocation contre les familles ».
Thierry Mariani, particulièrement mobilisé contre la loi ouvrant l'accès du mariage aux homosexuels, dénonce le « sectarisme » de la ministre.
La députée frontiste, Marion Maréchal Le Pen, déplore pour sa part la promotion de « la pasionaria du gender ».

Et ce n'est pas tout, last but not least,

Le groupe La Manif pour tous estime que « la nomination de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l'éducation nationale est une véritable provocation ». La présidente de l'association, Ludovine de La Rochère, se montre particulièrement critique envers la nouvelle ministre de l'éducation, engluée selon elle dans « l'utopie anthropologique, dans la lutte des sexes comme d'autres [l']ont été dans la lutte des classes ».

Bref Mme DEHESTRU continue ses déambulations dans un univers politique qu'elle essaie d'apprivoiser depuis tellement d'années et qui se dérobe sans cesse à elle. Elle en est arrivée là dans les sphères les plus rétrogrades, les plus manipulatrices de notre vie politique nationale. Sans doute pense-t-elle encore avoir à donner des gages à son nouveau mentor politique local.

Ce qui est sûr c'est qu'elle va avoir dorénavant du mal à refaire le coup de l'Humanisme Rhénan et des valeurs centristes. Mais sait-on jamais ?

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Lectures :

Sur quelques grossières manipulations lancées par tout ce petit monde je renvoie aux excellents articles de la série des Décodeurs du journal Le Monde.


Education sexuelle et genre : 5 (autres) intox décryptées



mercredi 6 août 2014

Désordre municipal et tranquillité publique



 Les riverains de la place de l'Hôtel de Ville ont vécu un début d'été riche en événements divers et variés mais aussi… en nuisances sonores de toutes sortes :  Coupe du Monde de football, animations  multiples … Beaucoup de manifestations se sont télescopées, trop peut-être.

 Et les nuisances sonores en soirées  en dehors des événements perdurent même si M CASTELAN a rangé son sonomètre en faisant allégeance à la nouvelle municipalité qu'il appelait de ses vœux et pour laquelle il a roulé. Pour combien de temps encore et à quel prix ?

 Il y a pourtant trois élus en charge de la sécurité : outre le Maire chargé normalement de la police, nous avons un adjoint à la sécurité lui-même doublé d'un conseiller municipal à la sécurité. 
J'ai du mal à comprendre à quoi les trois peuvent  bien servir au vu de leur absence totale sur place lors des différents événements et plus généralement en ville. Ou alors ne font-ils tout simplement pas leur travail ? La seule adjointe  présente et visible lors des matchs de la Coupe du monde de Football par exemple était Mme SCHROEDER qui se démultipliait, elle au moins.

Le nombre incroyable de voitures qui passent et repassent dans la rue piétonne qui devient à  certains moments une rue de grands passages est proprement sidérant. 
 Sur cette question, comme sur quelques autres d'ailleurs, rien n'est suivi. Le laisser-aller et le laisser-faire règnent en maitres. Les voitures tampons ont repris le haut des pavés ! Le plus grand désordre règne.
 J'avais (enfin) activé et fait respecter  la zone bleue et mis en place un stationnement payant et je m'en étais donné les moyens  en faisant assermenter  des fonctionnaires municipaux et en travaillant en étroite collaboration avec la police puis la gendarmerie.

 Or depuis le début de l'été les deux fonctionnaires de la ville sont normalement en congés, ce que M KLEITZ sans doute ne pouvait pas prévoir. A une question posée par José BANNWARTH en Conseil Municipal  M KLEITZ  a en effet répondu sans rire  qu'en raison des congés (les leurs !) les agents municipaux en charge de cette mission n’étaient  pas en mesure d'effectuer leur travail cet été mais que tout rentrerait  dans l’ordre en septembre ! On croit rêver. Aucun ASVP ne circule plus d'ailleurs depuis l'installation de la nouvelle municipalité.

Ce désordre provient sans doute aussi de l'organisation même de la municipalité faite en dépit du bon sens. 

 Cela n’a en effet rien d’étonnant: l'existence de 18 adjoints ou conseillers délégués sensés gérer et suivre les affaires est une aberration en termes de management, d'efficacité ou de simple bon sens. Cela ne PEUT PAS  fonctionner.
 Et j'en rajoute un 19ème puisque  je viens d’apprendre que le conseiller délégué LOSSER  est depuis peu lui même flanqué d’un délégué : un délégué du délégué délégué de l’adjoint en quelque sorte.
A vouloir contenter tout le monde M KLEITZ en est déjà réduit à poser des rustines et sa municipalité est en passe de devenir une armée mexicaine où règne déjà sans doute  une heureuse harmonie.

Le Maire fait preuve de beaucoup de candeur et d'un grand amateurisme. Il est  en train d'apprendre à ses dépens qu'une mairie ne se dirige pas comme une entreprise.
La belle affaire !

C'est d'ailleurs ce que lui faisait fort justement remarquer le député CHRIST dans son deuxième récent courrier !

«Tu le constates, la vision que l’on peut avoir de l’engagement politique de M BOCKEL et de sa capacité à servir les intérêts de l’Alsace avant les siens propres demeure toute relative. La confiance que tu lui voues mériterait pour le moins d’être nuancée. Elle s’explique sans doute par le fait que le monde de l’entreprise et le monde de la politique ne présentent pas autant de points communs que tu ne pouvais l’imaginer.»

On ne saurait mieux le dire. 

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samedi 2 août 2014

Actualité de Jean Jaurès.



J'aime bien l'édito du MONDE de ce samedi. En quelques lignes le portrait d'un homme politique tel qu'il manque actuellement à notre pays.

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Ce fut un concours très français, c’est-à-dire pas dénué de charme, mais un tantinet passéiste. Et qui sait, peut-être, cette petite cérémonie politique, entre fin de Tour de France et départ des aoûtiens, disait-elle quelque chose d’important sur l’état des élites publiques du pays ?
Ce jeudi 31 juillet, la gauche s’est donné rendez-vous dans le 2e arrondissement de Paris, au coin de la rue Montmartre et de la rue du Croissant. C’est là, dans une brasserie dite Café du Croissant (aujourd’hui Taverne), que l’un des pères du socialisme français, Jean Jaurès, a été assassiné, le 31 juillet 1914. A la veille de la Grande Guerre.
Ce jeudi-là, un siècle plus tard, la gauche est venue saluer un « grand » de la politique. Même s’il n’a jamais gouverné, Jaurès a été l’homme d’une formidable synthèse : un réformiste, mais qui situait son réformisme dans un projet de changement social profond ; un internationaliste, mais qui savait tout ce que la nation – l’idéal national républicain – portait de valeurs ; un bourgeois, pétri de culture, diplômé de l’Ecole normale supérieure, attaché à une méritocratie célébrant l’effort et l’importance du savoir – à l’opposé du « tout vaut tout » culturel.
Rien d’étonnant à ce que la gauche revendique aujourd’hui l’héritage d’un tel homme. Elle a bien raison. Mais elle s’est livrée à l’occasion à une bataille quelque peu dérisoire pour savoir à qui revenait le plus authentique « brevet d’identité jauressienne », comme le disait l’historien Gilles Candar dans Le Monde du 31 juillet.
C’est nous les vrais « jauressiens ! », clame la gauche de la gauche, et notamment Jean-Luc Mélenchon, qui met en avant l’anticapitalisme du grand homme. Non, c’est nous !, réplique la gauche de gouvernement, qui brandit le réformisme prudent de Jaurès – Manuel Valls allant jusqu’à avancer que le député du Tarn aurait « sans doute » voté le pacte de responsabilité.
La droite n’est pas en reste. Nicolas Sarkozy donnait du Jean Jaurès à chaque étape de sa campagne de 2007. Aujourd’hui, l’un des chefs du Front national, Louis Aliot, revendique aussi sa petite part d’héritage. Bientôt, les people vont s’y mettre et faire le pèlerinage de Carmaux, fief du fondateur du quotidien L’Humanité.
Ce concours de bon « jauressisme » est sans doute un hommage à la complexité de la pensée de Jaurès. Il est aussi révélateur d’un certain désarroi. L’homme du Tarn savait penser son époque – celle de la première grande phase de libéralisation des échanges de l’ère industrielle. Il en faisait la pédagogie. Il n’était pas dans la nostalgie.
Il situait l’action politique en prise avec les mutations sociales profondes que subissait la France de l’époque. Il les comprenait, il pensait cette réalité nouvelle, il ne la niait pas. Il en faisait le cadre d’un réformisme qui n’évacuait pas une ambition sociale des plus élevées.
Qui, dans la France et dans la classe politique d’aujourd’hui, celle d’une phase de bouleversements aussi profonds, est capable d’un tel projet ? Qui explique que la mondialisation est là pour rester ? Qui ose dire que l’Etat-providence doit être profondément remanié ? Qui pointe la réalité d’une économie en train de décrocher ?

Derrière l’œcuménisme de l’hommage à Jaurès, ce qui transparaissait, c’est un manque : celui d’un discours politique de vérité.