dimanche 12 février 2017

Ethique et politique ou « Les grenouilles qui demandent un roi »







La problématique est vieille comme le monde et se décline partout, toujours, à tous les niveaux, dans tous les régimes. Le pouvoir source de puissance, de profits et d’intérêts attire et il se trouve des gens prêts à tout pour y accéder et à tout faire pour s’y maintenir. Et tous les moyens sont bons, c’est un truisme. Le démagogue était déjà personnage dans la vie politique de la Grèce antique mais la période que nous vivons est de ce point de vue quand même assez extraordinaire.
  
Manipulations, confusionisme, désinformation, mensonges, dissimulations, tricheries, rumeurs  … Tout un univers de « télé réalité » entre en politique. Il est symptomatique qu’un personnage d’émissions de télé-réalité ait été élu président du premier pays du monde, comme de voir un acteur comique élu en Italie et un autre président de tel pays d’Amérique centrale. 
« Les grenouilles se lassant des l’état démocratique... » J’ai depuis quelques jours en tête la petite musique de ce début de fable.

Droite, gauche, centre, droite extrême … tous les horizons du spectre politique ont été ou sont concernés par « leur » scandale. On le voit même chez les personnages les plus éminents et les plus inattendus. La profusion est telle que tout semble pourri ! Certains, qui ne sont pourtant pas des plus irréprochables, en ont été même jusqu’à faire du « Tous pourris » le slogan emblématique de leur action politique tout en s’affairant méthodiquement à charger la barque. 

Sans doute le personnel politique a-t-il sa part de responsabilité mais en rester là et s’en servir comme argument politicien exclusif est malhonnête. Les citoyens, le « peuple » comme s’en gargarisent les mêmes, y ont sans doute aussi leur part. Après tout que ceux qui se contentent de slogans et se satisfont de strass et de paillettes, avec escamoteurs, bateleurs  et bonimenteurs… ne soient pas surpris quand s’éteignent les lumières de leur spectacle. Le spectacle est toujours payant.

J’en reste quant à moi  plus que jamais  fidèle aux principes et aux valeurs, oui aux « valeurs », de notre pacte républicain. Montesquieu et Rousseau. On n’a pas fait mieux.
J’avais repris sur mon blog de campagne en 2008 cette phrase de Rousseau, « ceux qui cherchaient à traiter différemment la politique et la morale ne comprendraient jamais ni l'une ni l'autre».
Et puis la morale, l’éthique ont pour moi une place prioritaire chez les élus et à tous les niveaux. J’en connais, autour de moi,une foule qui travaillent dans cet esprit mais aussi l’un ou l’autre, très rare en réalité, à total contre-emploi. 

A mon niveau à moi j’avais par exemple mis en place une « charte éthique » engageant toute mon équipe municipale, j’avais refusé toute forme d’enrichissement même légal ou toute forme de chasse aux indemnités... j’avais même été jusqu’à interdire aux enfants des membres de ma majorité de postuler aux emplois d’été à la mairie ! On me l’avait reproché amicalement mais j’avais et j’ai toujours la conviction qu’un élu doit être au service de l’intérêt général dans les faits et dans l’action et pas seulement en paroles au temps des promesses.
Mensonges, dissimulation, manipulations, affairisme, intérêts personnels, clientélisme, hypocrisie, cynisme, démagogie  ... me restent totalement étrangers. Chacun a pu le voir et chacun le sait bien.

Entre l’«Etat démocratique», la Grue ou le Soliveau il y a longtemps que j’ai choisi.  


DR 

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